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Le premier I-Mast de Thales sort d'usine

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Le premier I-Mast de Thales sort d'usine

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Mi-novembre, le premier mât intégré conçu et réalisé par Thales a rejoint le site d'Hengelo, aux Pays-Bas. L'imposante structure, réalisée par l'usine du groupe à Den Helder, a été acheminée par barge. A son arrivée, l'I-Mast a été monté sur une tour d'essais du site, où Thales va procéder au montage des différents senseurs et à une batterie de tests avant livraison au chantier Damen Schelde Naval Shipbuilding (DSNS) de Flessingue. Du type IM-400, ce mât intégré est destiné au premier des quatre patrouilleurs de haute mer (OPV) commandés par la marine néerlandaise. Long de 108 mètres pour un déplacement de 3750 tonnes en charge, le premier navire, en cours de construction chez DSNS, sera livré en 2012. Pour les besoins de ce programme, Thales livrera quatre IM-400. Un cinquième équipement de ce type a été commandé pour équiper le bâtiment de projection néerlandais Karel Doorman, que DSNS doit livrer à l'été 2014.

   (© : THALES)
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La mâture intégrée

Faisant l'objet d'importants travaux de recherche et de développement, les mâtures intégrées visent à rassembler sur un unique mât les équipements électroniques, disposition permettant la cohabitation de systèmes toujours plus nombreux. Offrant une vision panoramique, ce type de structures, qui apportent un gain de place, peut abriter un radar tournant (comme le produit développé par DCNS sur Gowind) ou bien un radar fixe avec antennes planes. Cette dernière configuration a été retenue par Thales. Ainsi, l'I-Mast comprend un radar à quatre faces SMILE, dérivé des SMART et APAR. La veille est assurée par un radar fixe SEASTAR, qui pourra également assurer le guidage de l'hélicoptère embarqué. L'I-Mast comprend, par ailleurs, un système électro-optique (IR/TV) de surveillance et d'alerte GATEKEEPER. Ce système, avec une capacité de détection à 360 degrés, a été conçu pour traiter les menaces asymétriques, comme les attaques de petites embarcations rapides, de drones aériens ou de nageurs de combat.

Vue du futur OPV néerlandais   (© : DSNS)
Vue du futur OPV néerlandais (© : DSNS)

Réduction des coûts sur l'intégration et la maintenance

En dehors des capacités de cette structure intégrée, on insiste aussi, chez Thales, sur les gains financiers que procure l'I-Mast. Ce dernier permet, en effet, de réduire les coûts d'intégration et de maintenance (il y a notamment une galerie technique à l'intérieur permettant aux marins, en cas d'intervention, de travailler à l'abri). Ainsi, l'électronicien livre la structure en un seul bloc à l'issue du montage et des tests des senseurs. La solution est donc beaucoup moins lourde qu'une intégration progressive des équipements électroniques sur le navire en construction. Le groupe prévoit, ainsi, qu'il ne s'écoulera qu'un mois entre la livraison de l'IM-400 à DSNS et la sortie en essais mer du patrouilleur.

   (© : THALES)
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