Marine Marchande
Le procès en appel de l'Erika s'est ouvert à Paris

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Le procès en appel de l'Erika s'est ouvert à Paris

Marine Marchande

La cour d'appel de Paris a entamé hier matin les six semaines d'audience du procès en appel du naufrage de l'Erika. Le jugement de première instance avait été rendu par la 11ème chambre du tribunal correctionnel de Paris le 16 janvier 2008 après quatre mois de débats. Il avait vu la condamnation de quatre prévenus, l'armateur et le gestionnaire technique du navire, l'affréteur au voyage Total et la société de classification Rina, au titre de l'infraction de pollution. Tous, condamnés à l'amende maximale, ont fait appel de leur condamnation. Le parquet a également fait un appel général, y compris sur le jugement de relaxe du commandant. En revanche, les personnels des services de sauvetage et de secours ont été définitivement relaxés.

La cour d'appel, présidée par Joseph Valentin, va réexaminer tous les points de droit et de fait de l'affaire. Si un grand nombre d'experts maritime et juridique est à nouveau attendu à l'audience, le nombre de parties civiles, une soixantaine, sera moins important qu'en première instance, où elles dépassaient la centaine. Certaines ont en effet accepté les indemnisations proposées par Total suite au jugement de janvier 2008. D'autres comme les collectivités de l'Ouest (les régions Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes, le département du Finistère, la communauté d'agglomération du Pays de Lorient, les communes de Ploemeur et Saint-Nazaire) repartent dans le marathon judiciaire, pour réclamer, entre autre, la reconnaissance de leur préjudice environnemental. L'audience d'appel se clôturera le 18 novembre.
Affrété par Total, l'Erika a sombré le 12 décembre 1999 au large de Penmarc'h, avec 37.000 tonnes de fioul lourd à bord. Une partie de cette cargaison a souillé plus de 400 kilomètres de côtes, du Finistère à la Vendée.

Pollution en mer et accidents