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Le quai de Grand-Quevilly reprend du service

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Le quai de Grand-Quevilly reprend du service

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Après neuf ans d’inactivité, le quai de Grand-Quevilly a repris du service avec l’accueil du Bekau, un cargo de 88 mètres venu décharger 3000 tonnes d’engrais destinées à l’entreprise GPN. C’est à la demande de celle-ci que le Grand Port Maritime de Rouen a décidé de réactiver le quai. « Le site haut-normand de l’entreprise GPN, dans la continuité de son partenariat de longue date avec le Port de Rouen, avait besoin d'un quai de proximité, au droit de l'usine, pour charger en vrac, sur des caboteurs maritimes, à l'exportation, ses engrais azotés, ce trafic s'accomplissant jusqu'alors quai du Bassin aux Bois, en amont », explique le GPMR.

 

 

Un mois de travaux

 

 

Un mois de travaux a été nécessaire pour remettre en état l’ancien quai Maprochim. Il a notamment fallu poser trois ducs d'albe (pieux métalliques de 1.06 mètre de diamètre) écartant légèrement les navires du bord à quai, mener à bien la réfection du front d'accostage, nettoyer les terre-pleins,  ou encore mettre en place une nouvelle signalisation.

Arrivé le 18 avril, le Bekau, en provenance d’Espagne, a été manutentionné par Surveyfret, qui a installé sur le site son décamionneur exploité auparavant quai du Bassin aux Bois, où la société met à présent en œuvre, pour d’autres trafics, une grue Liebherr LHM150 arrivée le 6 avril.

 

 

Le Bekau au quai de Grand-Quevilly (© : GPMR)

Le Bekau au quai de Grand-Quevilly (© : GPMR)

 

 

Tête de pont du marché français des engrais

 

 

Désormais capable d’accueillir régulièrement des navires de 90 mètres, le quai de Grand-Quevilly va permettre de faciliter le transport vers l’usine GPN. Ainsi, le nombre de camions nécessaires diminue de presque 50% et les temps de navettes sont raccourcis. « La mise à disposition d'un outil portuaire au profit de GPN va permettre des gains en matière de flux logistique. D'autres phases de développement sont espérées à partir de cette première étape », explique Régis Soenen, directeur de l’Aménagement territorial et de l’Environnement du Port de Rouen. « Cette optimisation permet d'envisager le redéploiement à moyen terme, d'un pôle logistique et industriel positionnant GPN et Haropa (le GIE regroupant les ports de Paris, Rouen et Le Havre, ndlr) comme tête de pont du  marché français des engrais, d'autant plus logiquement que ces marchandises constituent le fret retour naturel des céréales », ajoute Christophe Beaunoir, directeur des achats matières premières et trading chez GPN.

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