Défense
Le Rafale Marine réalise un cycle complet avec une bombe d’une tonne

Actualité

Le Rafale Marine réalise un cycle complet avec une bombe d’une tonne

Défense

Elle est aussi imposante que destructrice. La GBU-24 Paveway III, bombe de 1162 kilos, a réalisé un déploiement complet sur Rafale Marine depuis le Charles de Gaulle avant son départ en Méditerranée orientale pour la mission Agapanthe 3. A l’occasion d’une évaluation opérationnelle menée en septembre, la bombe, qui avait déjà fait auparavant l’objet d’essais sur le porte-avions, a réalisé cette fois un cycle complet en application navale : embarquement, montage, catapultage et tir au centre DGA de l’île du Levant.

Opérationnelle depuis 2015 sur les Mirage 2000 et Rafale de l’armée de l’Air, la GBU-24 va venir élargir un peu plus la gamme d’armements de l’aéronautique navale française. Pour mémoire, le Rafale Marine met notamment en œuvre jusqu’à six GBU-49 et AASM, avec corps de bombes de 250 kg, le missile de croisière Scalp EG, le missile antinavire Exocet AM39, le missile nucléaire ASMPA, les missiles air-air Mica EM et IR, et bientôt des Meteor.

 

Rafale Air avec une GBU-24, 6 Mica et un pod Damocles (© : DR)

Rafale Air avec une GBU-24, 6 Mica et un pod Damocles (© : DR)

 

Bombe à guidage laser développée par l’Américain Raytheon, la GBU-24 est emportée par l’avion français en position ventrale, à l’instar du Scalp EG, de l’ASMPA et de l’Exocet, ce qui laisse les points d’emport latéraux disponibles pour d’autres armes, des bidons d’essence et un pod de désignation d’objectif Damocles.

Dotée d’un très fort pouvoir de destruction, la GBU-24, complémentaire au Scalp EG, constitue une alternative intéressante, pour certaines missions, à l’emploi du missile de croisière, plus coûteux et qui a plutôt vocation à être utilisé dans des missions complexes à longue portée contre des cibles stratégiques.  

 

Marine nationale