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Le Rafale Marine sur les rangs pour équiper les porte-avions indiens

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Le Rafale Marine sur les rangs pour équiper les porte-avions indiens

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L’Inde a lancé le 17 janvier une procédure de type RFI (Request for information) dans le but de se procurer sur le marché international 57 avions de combat appelés à embarquer sur ses porte-avions. Selon les souhaits de New Delhi, ces appareils doivent être capables d’effectuer une très large palette de missions, allant de la défense aérienne aux reconnaissances, en passant par l’attaque au sol, la lutte antinavire ou encore le ravitaillement en vol.

Parmi les prétendants les plus sérieux figure le Rafale Marine de Dassault Aviation, qui a vendu en 2016 un premier lot de 36 appareils pour l’armée de l’air indienne (IAF) et œuvre plus depuis de longues années pour placer également la version navalisée de son avion de combat, en service sur le porte-avions français Charles de Gaulle.

Ce projet, plus discret puisque le contrat des forces aériennes indiennes était prioritaire, émerge donc à présent, comme anticipé depuis la conclusion du contrat avec l'IAF l'an dernier (voir notre article complet de septembre 2016). Dans cette perspective, les industriels français avaient déjà réalisé des études afin de valider la capacité du Rafale Marine à être mis en œuvre sur les porte-avions indiens, dotés comme le Charles de Gaulle de brins d’arrêt mais dépourvus de catapultes. Sur ces bâtiments, le Rafale peut être lancé au moyen d’un tremplin, comme c’est aujourd’hui le cas avec les MiG-29K achetés à la Russie. Ces appareils, pourtant très récents, ne semblent pas donner satisfaction aux Indiens, qui ont dans le même temps longtemps espéré pouvoir mettre au point une version embarquée du Tejas. Cette solution a finalement été écartée, l’avion de combat de conception nationale étant jugé trop lourd pour être déployé sur porte-avions.

Dans le cadre de la RFI, l’Inde a donné aux industriels intéressés jusqu’au mois de mai pour remettre leurs dossiers. A la lumière de ceux-ci, le gouvernement indien pourra ensuite passer à l’étape suivante, la RFP (request for proposal).

En dehors des avions français et russes, les Américains peuvent également concourir avec le F/A-18 Super Hornet de Boeing et le F-35B de Lockheed-Martin. Le Suédois Saab s’était également positionné il y a quelques années avec une version navalisée du Gripen qui, contrairement aux autres appareils, demeure un concept sur papier qui laisse certains experts dubitatifs.  

 

Dassault Aviation