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Marine Marchande
Le remplacement des remorqueurs Abeille Flandre et Languedoc encore repoussé
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Le remplacement des remorqueurs Abeille Flandre et Languedoc encore repoussé

Marine Marchande

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ça commence à faire long. Cela fait plus d’un an que les réponses à l’appel d’offres pour le remplacement des remorqueurs d’intervention, d’assistance et de sauvetage (RIAS) Abeille Flandre et Abeille Languedoc ont été déposées. Et 15 mois plus tard, le marché n’a toujours pas été notifié alors que la procédure prévoyait initialement une mise en service des nouveaux navires entre le 1er juillet 2020 et le 1er juillet 2021. Autant dire que ces dates ne pourront absolument pas être respectées puisque les postulants ont dû répondre à l’appel d'offres avec des projets de navires neufs. Compte tenu de la complexité du cahier des charges et de l’encombrement actuel des chantiers navals, il est très compliqué d’imaginer comment le lauréat pourrait respecter ces délais.

Une situation qui ne semble cependant pas perturber outre-mesure la Marine nationale qui, interrogée par Mer et Marine, annonce désormais une notification de ce marché « pour le dernier trimestre 2019 ».  Ce retard de près de 18 mois par rapport au calendrier initial est notamment dû à l’annulation par le tribunal administratif de Rennes d’une partie du règlement financier du marché public de remplacement des bâtiments de soutien et d'assistance affrétés (BSAA, ex-BSAD) Ailette et VN Sapeur. La rédaction de ces deux marchés émanant de la même autorité (le commissariat des armées) et étant très proches l’un de l’autre, il a été décidé de recommencer les deux procédures. Accentuant donc le retard déjà pris précédemment par la procédure de remplacement des RIAS.

L’Abeille Flandre et l’Abeille Languedoc, basées respectivement à Toulon et dans le Pas-de-Calais, sont sortis des chantiers Ulstein en 1978. Même parfaitement entretenus, elles commencent à accuser leur âge. Interrogée sur ce point, la Marine nationale précise que « les bâtiments actuels étant utilisables jusqu’en 2022, il n’y pas de risque qu’ils soient retirés du service avant l’arrivée des nouveaux bâtiments. Ce marché fait l’objet d’un suivi régulier du fait de son objectif opérationnel ». Les futurs contrats seront signés pour une durée de 408 mois, dont 120 à 180 fermes, le reste étant optionnel. L’appel d’offres précise, qu’en vertu du décret de mai 2017 sur la flotte stratégique, les futurs navires doivent être immatriculés au pavillon français, armés par des ressortissants nationaux et que leur gestion technique, nautique et commerciale devra être tenue sur le territoire. Il est également précisé que les commandants, seconds et salvage masters devront détenir une habilitation confidentiel défense.

 

BOURBON