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Le Royaume-Uni baptise le plus grand bâtiment de guerre d’Europe

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Le Royaume-Uni baptise le plus grand bâtiment de guerre d’Europe

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La future pierre angulaire de l’outil de défense du pays. C’est ainsi qu’a été présenté par les autorités politiques et militaires du Royaume Uni le HMS Queen Elizabeth. Le nouveau porte-avions de la Royal Navy a été baptisé le 4 juillet à Rosyth, en Ecosse. La cérémonie s’est déroulée en présence de la reine Elizabeth II, qui n’avait pas participé au baptême d’un bâtiment militaire depuis 13 ans. Il faut dire que cet évènement est historique, tant pour la marine britannique, qui va recouvrer avec le HMS Queen Elizabeth une capacité de projection aéronavale, que pour l’ensemble de l’industrie navale. Le nouveau porte-avions est, en effet, le plus grand bateau de guerre jamais construit en Europe et c’est aussi le plus cher, le coût du HMS Queen Elizabeth et de son sistership, le futur HMS Prince of Wales, atteignant désormais presque 8 milliards d’euros.

 

 

Le baptême du nouveau porte-avions britannique (© ACA)

Le baptême du nouveau porte-avions britannique (© ACA)

 

La reine Elizabeth II au baptême du nouveau porte-avions britannique (© MOD)

La reine Elizabeth II au baptême du nouveau porte-avions britannique (© MOD)

 

 

Le HMS Queen Elizabeth à Rosyth (© MOD)

Le HMS Queen Elizabeth à Rosyth (© MOD)

 

 

Longs de 280 mètres et présentant un déplacement de 65.000 tonnes en charge, les nouveaux fleurons de la Royal Navy pourront mettre en œuvre jusqu’à 40 aéronefs, dont 36 avions à décollage court et appontage vertical F-35B. Ces bâtiments seront, néanmoins, plutôt dotés d’un parc aérien mixte comprenant une douzaine d’avions et une vingtaine d’hélicoptères. Armés par 1600 hommes, groupe aérien embarqué et état-major compris, ils pourront dépasser la vitesse de 25 nœuds et afficheront une autonomie pouvant aller jusqu’à 10.000 milles, de quoi atteindre sans ravitaillement l’Est de l’océan Indien et l’Atlantique sud. Leur propulsion diesel-électrique comprend  quatre générateurs et deux turbines à gaz (des MT30 de Rolls-Royce) développant une puissance totale de 109 MW.

Le début des essais en mer du HMS Queen Elizabeth est prévu en 2017 et les premières manœuvres aviation avec des F-35B en 2018, la mise en service du bâtiment étant attendue en 2020. D’ici là, son sistership sera achevé, la mise sur cale du HMS Prince of Wales devant intervenir d’ici la fin de cette année à Rosyth, dont la cale sera libérée suite à la mise à flot de son aîné.

 

Nous reviendrons demain, en détail, sur le programme des nouveaux porte-avions britanniques. 

Royal Navy