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Le second porte-avions au menu du sommet franco-britannique ?

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Le second porte-avions au menu du sommet franco-britannique ?

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Aujourd'hui et demain, le président de la République est à Londres pour un sommet franco-britannique qui devrait être placé sous le signe du resserrement des liens entre les deux pays. Alors qu'un accord sur le nucléaire civil est évoqué, les questions militaires et stratégiques seront à l'ordre du jour de la première rencontre entre Nicolas Sarkozy et le premier ministre Gordon Brown. Qu'en sera-t-il du dossier des porte-avions franco-britannique ? Initié en 2006 sous la bannière de l'Europe de la Défense, ce programme en coopération n'est toujours pas lancé. Alors que le chef de l'Etat, durant la campagne électorale, s'était dit fermement attaché à la construction d'un second porte-avions, le Royaume Uni a, finalement, été le premier à lancer le projet, à l'été 2007. Londres semble néanmoins attendre des signes de Paris avant de notifier les contrats les plus importants en vue de réaliser les Queen Elizabeth et Prince of Wales, dont la livraison est attendue en 2014 et 2016.

Vue du Carrier Vessel Future - CVF (© : BAE SYSTEMS)
Vue du Carrier Vessel Future - CVF (© : BAE SYSTEMS)

Vue du PA2 (© : DCNS)
Vue du PA2 (© : DCNS)

En France, le « PA2 » comme on l'appelle, doit être mis en service en 2015 pour succéder au Charles de Gaulle lors de son deuxième grand carénage, une opération de maintenance qui rend le navire indisponible de 20 à 22 mois (remise à niveau comprise) tous les 7 ans.
Depuis plus de deux ans, les industriels français et britanniques travaillent ensemble pour concevoir des plateformes les plus voisines possibles. Les gros équipements, comme la motorisation, doivent également faire l'objet de commandes groupées, pour réduire les coûts, alors qu'une maintenance commune est à l'étude.
La coque du porte-avions français doit être réalisée aux chantiers de Saint-Nazaire, chez Aker Yards, DCNS assurant son achèvement.
S'il est peu probable qu'une annonce intervienne aujourd'hui, les industriels espèrent que le président français et le premier ministre britannique feront avancer le dossier dans le bon sens, en vue d'une commande dans les prochaines semaines.

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