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Le Siroco devrait quitter la marine française à l’horizon 2015

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Le Siroco devrait quitter la marine française à l’horizon 2015

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En dehors du pétrolier-ravitailleur Meuse, la Marine nationale prévoit de se séparer d’un second grand bâtiment à l’horizon 2015. Il s’agit du transport de chalands de débarquement Siroco. Ce dernier pourrait être vendu au Chili, qui a déjà acheté son sistership, la Foudre, en décembre 2011. Cette cession serait logique dans la mesure où la marine chilienne pourrait, ainsi, disposer d’une force amphibie homogène, avec des TCD ayant encore un bon potentiel. C’est notamment le cas du Siroco, qui est de 8 ans le cadet de l’ex-Foudre (aujourd’hui Sargento Aldea), sa mise en service remontant à 1998, contre 1990 pour son aîné.

 

 

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L'ex-Foudre (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

 

Quant à la marine française, elle se conformera, ainsi, au format établi par le nouveau Livre Blanc sur la défense, qui a réduit de quatre à trois le nombre de ses bâtiments de projection. Un choix qui entraine l’abandon de la construction du quatrième BPC du type Mistral, prévue à la fin de la décennie pour succéder au Siroco. On notera cependant que les Mistral, Tonnerre et Dixmude, livrés entre 2006 et 2012, présentent des capacités bien supérieures à celles des anciens TCD, et sont dans le même temps bien plus polyvalents, tout en offrant une meilleure disponibilité. La réduction de format n’obère donc pas les capacités globales de la Marine nationale en matière d’opérations amphibies, même s’il est vrai que la diminution du nombre de bâtiments présente aussi un risque en cas d’indisponibilité d’une ou plusieurs unités pour diverses raisons. Sans oublier qu’à la mer, le nombre de passerelles demeure important pour couvrir une vaste surface ou être en mesure de se déployer sur plusieurs théâtres d’opérations. 

 

 

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BPC du type Mistral (© MARINE NATIONALE)

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