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Le Siroco va faire ses adieux à la flotte française

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Le Siroco va faire ses adieux à la flotte française

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Le transport de chalands de débarquement Siroco effectuera, le 6 juillet, son ultime sortie en mer sous pavillon français. Une dernière navigation, avec ses anciens commandants, avant que le bâtiment soit retiré du service, 16 ans après son arrivée dans la Marine nationale.

Version améliorée de la Foudre, de 8 ans son aînée, le Siroco a été mis sur cale à Brest en octobre 1995 et a débuté sa carrière opérationnelle en décembre 1998. « Avec en moyenne cinq à six mois d’absence par an, il a conduit, sur toutes les mers, des missions de tous types : opérations amphibies et aéromobiles, évacuation de ressortissants, transport opérationnel et assistance humanitaire », rappelle la Marine nationale.

Dès 1999, le Siroco a participé à l’opération Trident au Kosovo (acheminement de matériels et de renforts au profit de la KFOR), puis à l’opération Santal au Timor oriental (soutien humanitaire et logistique). Plus récemment, il a été engagé au Liban en 2006 dans le cadre de l’opération Baliste (livraison de fret, opérations de débarquement, soins aux blessés) et est intervenu après le tremblement de terre qui a ravagé en 2010 Haïti (opération Carbet, livraison de fret, soutien aux ONG et soins aux blessés).

 

Le Siroco pendant l'opération Carbet en 2010 (© : MARINE NATIONALE)

Le Siroco pendant l'opération Carbet en 2010 (© : MARINE NATIONALE) 

 

Le TCD français était également un habitué de l’Afrique de l’ouest, où il a été déployé 10 fois dans le cadre de la mission Corymbe, sa dernière rotation s’étant achevée en avril dernier. Avant cette ultime mission, le Siroco avait déjà eu une année précédente très remplie puisqu’il avait été de décembre 2013 à avril 2014 bâtiment de commandant l’opération Atalante de lutte contre la piraterie dans l’Océan Indien. Puis, en novembre et décembre 2014, il avait contribué à l’opération de lutte contre le terrorisme Chammal en assurant un soutien logistique au profit des unités et aéronefs engagés au Moyen-Orient.

 

Le Siroco (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Le Siroco (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE) 

 

Il s’agit de l’ultime TCD de la marine française, contrainte de le retirer prématurément du service en raison de la réduction du format de la flotte amphibie. Celle-ci ne comprendra plus que trois bâtiments de projection et de commandement (BPC), le Mistral, le Tonnerre et le Dixmude, livrés entre 2006 et 2012 par DCNS. Disposant encore d’une bonne quinzaine d’années de potentiel, le Siroco a été mis en vente. On ne connait pas encore son repreneur, l’intérêt de plusieurs pays, dont le Brésil, le Portugal et le Chili (qui a acquis l’ex-Foudre en 2011) ayant été évoqué ces derniers mois.

 

Le Siroco (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Le Siroco (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE) 

 

Long de 168 mètres pour une largeur de 23.5 mètres et un déplacement de 12.000 tonnes en charge, le Siroco, armé par un équipage d’un peu plus de 200 marins, peut atteindre la vitesse de 21 nœuds et dispose d’une autonomie très importante, soit 11.000 milles à 15 nœuds. Doté d’importantes infrastructures hospitalières et de commandement, le TCD est conçu pour la projection de troupes et de matériel au moyen d’engins de débarquement et d’hélicoptères. 

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