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Le SNA Améthyste achève son dernier arrêt technique majeur

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Entré en cale sèche en octobre 2015 à Toulon, le sous-marin nucléaire d’attaque Améthyste est sorti de bassin le 9 mars. DCNS, qui a conduit l’arrêt technique majeur de ce bâtiment, a repassé la main à son équipage, sous la responsabilité duquel vont maintenant être réalisés les essais à quai puis en rade avant de poursuivre au large de Toulon. S’en suivra une intense phase d’entrainement à l’issue de laquelle l’Améthyste pourra, de nouveau, être déployé.

De quoi tenir 10 ans

Mis en service en 1992, le bâtiment, cinquième des six unités du type Rubis, vient en fait de réaliser son ultime arrêt technique majeur, une période de grande maintenance doublée du rechargement du cœur nucléaire qui intervient désormais tous les 10 ans sur chaque SNA. L’Améthyste a donc recouvré une décennie de potentiel pour sa chaufferie et ses principaux équipements, de quoi le faire tenir jusqu’à la livraison du Casabianca, cinquième et avant dernier SNA de nouvelle génération du type Barracuda, qui doit intégrer la Marine nationale en 2027. D’ici là, l’Améthyste, comme ses sisterships, bénéficiera de périodes de maintenance régulières, soit un arrêt de 5 semaines tous les 4 mois et un de 5 mois tous les trois ans et demi (40 mois).

 

Le SNA Améthyste (© : MARINE NATIONALE)

Un chantier colossal

Comme chaque arrêt technique majeur, l’ATM de l’Améthyste a représenté un chantier considérable pour DCNS et ses sous-traitants. Ayant nécessité 18 mois de préparation et 1.2 million d’heures de travail, il a en tout mobilisé un millier de personnes. Pas moins de 12.000 équipements ont été démontés et débarqués pour leur grande visite, quelques 300.000 pièces étant changées. 25.000 tâches de maintenance ont été assurées par les équipes de DCNS, allant du contrôle de la coque et de la structure à la révision générale de l'ensemble des matériels et des installations équipant le sous-marin. 700 tuyaux et autres organes soumis à la pression d'immersion ont par exemple été inspectés pendant l'arrêt technique. L’un des grands objectifs des ATM est également le remplacement des éléments combustible du réacteur nucléaire, qui fournit l’énergie nécessaire au fonctionnement du bâtiment. Ce dernier a, par ailleurs, bénéficié de différentes modernisations, soit 200 interventions en tout, afin comme à chaque grosse période maintenance de permettre une mise en conformité avec les dernières normes en vigueur, améliorer la sûreté, augmenter le potentiel, l'endurance et la performance des installations, ainsi que les capacités opérationnelles.

Un dernier ATM avec la Perle

Il ne reste désormais plus qu’un SNA du type Rubis à devoir passer en ATM. Il s’agit de la Perle (1993), qui devrait achever son dernier arrêt technique majeur en 2019 et doit être remplacée en 2029 par le sixième Barracuda, qui reprendra le nom de Rubis.

Les quatre premiers sous-marins de ce type, les Suffren, Duguay-Trouin, Tourville et De Grasse, qui doivent être réceptionnés par la marine entre 2019 et 2025, succèderont quant à eux aux Rubis (1983), Saphir (1984), Casabianca (1987) et Emeraude (1988).

 

Marine nationale Naval Group (ex-DCNS)