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Le sonar FLASH Sonics en service sur les NH90 de la marine française

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Le sonar FLASH Sonics en service sur les NH90 de la marine française

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Les nouveaux hélicoptères de la Marine nationale voient leurs différentes capacités qualifiées progressivement. Ainsi, le sonar trempé FLASH Sonics, de Thales, est désormais en service sur le Caïman Marine, nom retenu pour les NH90 de l’aéronautique navale. Cet équipement de pointe, conçu pour la détection de sous-marins, a notamment été mis en œuvre durant trois mois (février à mai) sur un appareil de la flottille 33F embarqué par l’Aquitaine, tête de série des frégates multi-missions (FREMM), lors de sa traversée de longue durée. Au cours de cette mission, les marins français ont pu apprécier les portées de détection et les capacités de traitement offertes par le système FLASH Sonics. Un nouveau sonar trempé aux capacités nettement supérieures à celles de son aîné, embarqué par les hélicoptères Lynx, avec un environnement informatique bien plus moderne et efficace pour les opérateurs. « Outre ses performances exceptionnelles, le FLASH Sonics permet de faire un bond technologique considérable en matière d’interface homme-machine et de traitement des informations opérationnelles », note le capitaine de corvette Jérôme Dubois, qui a commandé le détachement de la 33F déployé avec l’Aquitaine.

Les performances du sonar trempé et de son porteur, le Caïman, sont l’un des fers de lance de la nouvelle frégate de la Marine nationale, qui dispose en outre des meilleurs sonars du marché : l’UMS 4110 intégré à sa coque et surtout l’antenne remorquée Captas 4, ces deux équipements étant également fournis par Thales. Conjugué aux importants efforts de discrétion acoustique réalisés par DCNS sur le bâtiment, doté d’une propulsion électrique, l’ensemble fait de la FREMM une redoutable chasseuse de sous-marins.  

 

 

La FREMM Aquitaine avec un Caïman Marine (© PHILIP PLISSON)

La FREMM Aquitaine avec un Caïman Marine (© PHILIP PLISSON)

 

 

Sonar Captas 4 de l'Aquitaine (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Sonar Captas 4 de l'Aquitaine (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Sonar Captas 4 de l'Aquitaine (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Sonar Captas 4 de l'Aquitaine (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

« Une capacité de lutte anti-sous-marine inégalée »

 

 

Sonar actif à basse fréquence, le FLASH (Folding Light Acoustic System for Helicopters) est conçu pour la détection initiale et la poursuite des sous-marins adverses. Il offre une grande portée de détection avec un large taux de couverture et un faible niveau de fausse alarme, aussi bien par grands fonds qu’en eaux côtières. Associé à un système de traitement de bouées acoustiques actives et passives, le système offre selon Thales « une capacité de lutte anti-sous-marine inégalée. De plus, il est facile de l’intégrer à bord des hélicoptères ».

 

En matière de lutte anti-sous-marine, l’emploi de systèmes aéroportés est fondamental pour compléter les moyens de détection des bâtiments de surface. Car l’hélicoptère permet d’investiguer une large zone et peut se repositionner rapidement en fonction des signaux détectés. En vol stationnaire, l’appareil déploie un sonar trempé, qui va pouvoir être immergé à différentes profondeurs, à l’image des sonars remorqués de frégates, afin d’améliorer la capacité de détection de l’antenne selon le profil bathymétrique de la mer. En termes de matériel, Thales Underwater Systems (TUS) a donc développé le FLASH Sonics, équipant notamment les AW-101 Merlin de la Royal Navy, ainsi que les NH90 français et italiens. Le sonar français a même été retenu par l’US Navy pour ses SH-60 Romeo dans le cadre du programme ALFS. L’énorme avantage du FLASH, en dehors des performances exceptionnelles de son sonar et de sa capacité à atteindre 700 mètres de profondeur, réside dans son système de treuillage, conçu pour réduire au maximum la durée de déploiement et de récupération du sonar. L’hélicoptère peut, alors, démultiplier les stations tout en étant plus réactif face aux manœuvres évasives d’un sous-marin. Ultra-performant, le treuil du FLASH permet une ascension ou une descente de 10 mètres par seconde, ce qui constitue un record mondial. Déjà très compact, le FLASH devrait voir son encombrement et son poids  encore réduits, TUS travaillant sur le sujet afin de pouvoir doter de ce système des hélicoptères plus petits.

 

 

Sonar FLASH Sonics (© THALES)

Sonar FLASH Sonics (© THALES)

 

 

Utilisation conjointe avec des bouées acoustiques

 

 

On notera que la version FLASH Sonics intègre un système de traitement de bouées acoustiques, mises à l’eau depuis l’hélicoptère ou un avion de patrouille maritime. Alors que les bouées connaissent aussi  une forte  augmentation de capacités avec la technologie numérique et les systèmes de traitement associés, cette configuration permet de couvrir un volume d’eau plus important. Elle constitue également un atout tactique, le FLASH pouvant être utilisé de manière ponctuelle en complément des bouées, qui émettent en continu durant plusieurs heures.

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