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Le sous-marin du futur selon Naval Group
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Le sous-marin du futur selon Naval Group

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Pendant plus d’un an, les ingénieurs de Naval Group ont planché sur l’avenir des sous-marins. Un travail qui va au-delà du simple « concept ship » puisqu’il a été conduit comme n’importe quel programme réel. « C’est un vrai bateau qui a fait l’objet de vraies études. Toute notre ingénierie et nos experts systèmes ont été mis à contribution, avec comme pour un programme classique des revues d’études à chaque phase, même si elles étaient plus allégées que pour un bateau que nous nous apprêtons à construire. Le processus s’est achevé mi-octobre avec une revue de faisabilité. Aujourd’hui, nous savons que l’architecture retenue est complètement viable et que le sous-marin pourrait être construit. Il manque simplement la maturité de quelques briques technologiques, comme les batteries et certains matériaux, mais les axes de recherche en cours rendent ce projet crédible pour les années qui viennent », explique Stéphan Meunier, ancien sous-marinier français et officier programme du Barracuda, aujourd’hui directeur du marketing opérationnel de Naval Group.

Un bâtiment très large à l’hydrodynamisme très poussé

Ce sous-marin du futur a été baptisé SMX 31. Il s’agit d’un bateau d’environ 70 mètres et 3000 tonnes. Il se distingue par son design très original, faisant appel au bio-mimétisme. « Il rappelle un cachalot, c’est une forme hydrodynamique presque parfaite ». Par rapport aux sous-marins traditionnels, le massif a disparu et le bâtiment, aux lignes extrêmement fluides, est recouvert d’écailles en matériaux caoutchouteux qui intègrent différents capteurs. A l’arrière, l’unique hélice a disparu au profit de deux propulseurs latéraux.  Le SMX 31 est également un sous-marin dont la largeur est très importante. Elle atteint en effet 13 mètres, soit presque moitié plus que sa hauteur. On touche d’ailleurs ici l’une des ruptures architecturales de ce bateau. Contrairement aux sous-marins traditionnels, il n’est pas constitué d’une coque épaisse en forme de long tube, solution historiquement retenue car considérée comme la plus résistante à la pression en profondeur. Le SMX 31 abandonne cette approche puisqu’il est fait de plusieurs cylindres posés verticalement et reliés entre eux par des sas. Pour imager, on pourrait parler de plusieurs boites de camembert disposées les unes à côté des autres. Il en résulte une très grande robustesse et une nouvelle manière d’utiliser les espaces, comme la possibilité de poser plus facilement le bâtiment sur le fond marin.  

 

(© : NAVAL GROUP)

(© : NAVAL GROUP)

 

Se cacher dans un milieu maritime de plus en plus surveillé

« L’objectif de cet exercice qui a conduit au SMX 31

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