Défense
Le sous-marin européen : Un parcours semé d'embûches

Reportage

Le sous-marin européen : Un parcours semé d'embûches

Marché international limité, concurrence étrangère croissante... Les industriels européens pourraient bien se regrouper autour d'un projet de sous-marin commun. Une restructuration inévitable pour conserver l'actuel leadership.
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Jean-Marie Poimboeuf, président de DCN, se pose comme le défenseur d’un sous-marin européen destiné à l'exportation. Plus que le second porte-avions ou les frégates franco-italiennes (Fremm et Horizon), ce projet serait une véritable base pour la constitution du fameux « Airbus naval ». La volonté de rapprochement part d’un constat économique très simple : « Le marché du sous-marin classique représente deux ou trois unités par an. Nous ne saurons pas maintenir nos capacités si nous ne nous regroupons pas. Je ne crois pas à (la continuité) de six bureaux d’études en Europe », affirme Jean-Marie Poimboeuf. Sur le vieux continent, les trois principaux exportateurs de submersibles sont les Allemands de HDW, par ailleurs propriétaires du suédois Kockums, le français DCN et l’espagnol Navantia. Dans les années 80 et 90, les constructeurs européens ont été confrontés à la concurrence des Russes et de leur sous-marin Kilo, exporté en Inde, en Chine, en Pologne, en Roumanie, en Algérie et en Iran. Après plusieurs années de retrait, les chantiers

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