Histoire Navale
Le souvenir des fusillés de Port-Louis commémoré aux cérémonies du 8 mai

Actualité

Le souvenir des fusillés de Port-Louis commémoré aux cérémonies du 8 mai

Histoire Navale

La visite présidentielle à Port-Louis, à l'entrée de la rade de Lorient, aura duré une heure. Nicolas Sarkozy, accompagné du premier ministre François Fillon, du ministre de la défense Gérard Longuet, du président du Sénat Gérard Larcher et de celui de l'Assemblée Nationale Bernard Accoyer, est venu commémorer l'armistice du 8 mai 1945 devant le mémorial consacré au 70 résistants morts dans les prisons de la citadelle de Port-Louis. Les dépouilles des résistants avaient été retrouvées le 10 mai 1945, à la libération de Port-Louis, dans un charnier, hâtivement recouvertes de chaux. Devant 3000 personnes, le président de la République leur a rendu hommage après avoir assisté à un défilé naval et aérien depuis le bastion sud de la citadelle. La frégate De Grasse l'a salué de 21 coups de canon, alors que trois Rafale et un Atlantique 2 survolaient la citadelle.

(© : PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE)
(© : PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE)

Nicolas Sarkozy face au De Grasse (© : PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE)
Nicolas Sarkozy face au De Grasse (© : PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE)

La frégate De Grasse devant la citadelle de Port-Louis   (© : MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)
La frégate De Grasse devant la citadelle de Port-Louis (© : MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

Trois Rafale et la frégate de Grasse  (© : MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)
Trois Rafale et la frégate de Grasse (© : MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

L'histoire de la poche de Lorient

L'histoire de ces hommes est aussi celle de la poche de Lorient, les derniers jours dramatiques de la deuxième guerre mondiale dans la rade de Lorient, haut-lieu stratégique en raison de la présence de la base des sous-marins de l'amiral Dönitz. Le port lorientais subit de lourds bombardements depuis janvier 1943, où dans la nuit du 14 janvier 10.000 bombes, larguées par une centaine d'avions de la Royal Air Force s'abattent en une demi-heure sur la ville. Durant les mois qui suivent, les bombardements détruisent près de 90% de la ville. Lorient est déserté, 40.000 habitants ont été contraints de fuir dans les campagnes alentours, mais la base des sous-marine résiste. Fin 1944, il y avait encore près de 25.000 soldats allemands, dont une partie s'étant réfugiée après avoir fui le reste de la Bretagne devant l'avancée des troupes du général Patton, dans la zone allant des rives de la Laïta à la presqu'île de Quiberon. Sous les ordres du général Wilhelm Farmbacher, les troupes allemandes sont réorganisées, les accès routiers minés, les ponts détruits. La poche se referme fin 1944, emprisonnant près de 20.000 civils. Les hommes des FFI réussissent peu à peu à infiltrer la zone pour y recueillir des renseignements et effectuer des actes de sabotage. Les forces alliées, 4000 hommes de la 94ème division d'infanterie du général Rollins, et les 12 000 soldats du général Borgnis-Desborde, chef des forces françaises du Morbihan, installent des camps le long d'un front d'une centaine de kilomètres. Des bombardements et des tirs d'artilleries vont avoir lieu durant plusieurs mois. Les réserves de troupes allemandes s'épuisent et le 7 mai, une dernière cannonade intervient dans la commune de Guidel avant le cessez-le-feu. La capitulation est signée à Etel le 10 mai, deux jours après l'armistice, à Caudan.

Cérémonie à Port-Louis (© : PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE)
Cérémonie à Port-Louis (© : PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE)

Marine nationale