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Le Suffren toujours attendu à Toulon en juillet
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Le Suffren toujours attendu à Toulon en juillet

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Après avoir passé quasiment trois semaines à Cherbourg, le premier des six nouveaux sous-marins nucléaires d’attaque français a repris la mer le 30 juin. Ses essais se poursuivent après un passage en bassin à la pointe du Cotentin, où il a été construit par Naval Group. Le Suffren qui en était parti le 1er juin pour mener ses premières plongées en Atlantique, puis y était revenu le 10 pour des « ajustements techniques » nécessitant un passage en cale sèche. L’industriel en a profité pour réaliser parallèlement des opérations de maintenance liées aux essais qui devaient initialement se dérouler à Brest. Le SNA, qui a réalisé le mois dernier, dans le golfe de Gascogne, ses premières plongées à immersion opérationnelle maximale, a donc repris le cycle de ses essais. Si rien ne change d'ici là, il devrait rejoindre fin juillet Toulon, où il était attendu initialement la semaine prochaine, le planning ayant été légèrement décalé du fait du passage à Cherbourg. Rien d’anormal dans une période d’essais, sachant que pour l’heure les retours concernant ce nouveau SNA sont apparemment très bons.

La livraison du Suffren à la Marine nationale est prévue en fin d'année. Avant son admission au service actif, prévue en 2021, le nouveau SNA français devra en plus des essais de plateforme, de plongée et de ses équipements, en particulier sa suite sonar, qualifier la mise en œuvre de ses capacités de combat, avec différents tirs : torpille lourde F21, missile de croisière naval (MdCN) et missile antinavire SM39. Ceux-ci seront menés avec les centres DGA Essais de missiles du Levant et des Landes. Il faudra également valiser l’embarquement du module amovible (DDS) qui pourra être intégré derrière le kiosque afin de transporter le matériel des forces spéciales, dont le nouveau propulseur sous-marin (PSM3G) des commandos marine.

Long de 99 mètres pour 8.8 mètres de diamètre et un déplacement en plongée d’environ 5200 tonnes, le Suffren est doté de quatre tubes de 533mm et pourra embarquer 20 armes (hors tubes).

- Voir notre article complet sur le SNA Suffren

Second bâtiment de cette série, le Duguay-Trouin, en cours d’assemblage à Cherbourg, doit rejoindre la flotte française en 2022. Viendra ensuite le Tourville, attendu en 2023, puis les De Grasse (2025), Rubis (2027) et Casabianca (2029). Issus du programme Barracuda, ces bâtiments vont remplacer les six SNA du type Rubis, mis en service entre 1983 et 1993. Alors que le Saphir a déjà été désarmé l'an dernier, la Perle, unité la plus récente de cette série, a été victime le 12 juin d'un grave incendie, l’ambiance semblant être actuellement plutôt pessimiste quant aux possibilités de la remettre en état. Le Rubis, déjà été prolongé alors qu’il devait prendre sa retraite en 2017, doit quitter la flotte en fin d’année, sauf s’il est repoussé encore un peu plus loin à cause de l’accident de la Perle. Les autres (Emeraude, Casabianca, Améthyste) sont à ce stade prévus pour être progressivement désarmés entre 2022 et 2027.

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