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Le trafic du port de Brest est demeuré stable en 2012

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Le trafic du port de Brest est demeuré stable en 2012

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Avec un peu plus de 3 millions de tonnes de marchandises traitées, le port de commerce de Brest a connu en 2012 une activité globale stable par rapport à 2011. Les vracs solides pour l’alimentation du bétail se sont maintenus, avec 997.778 tonnes malgré la forte baisse des céréales (blé, maïs, tournesol et orge). Celle-ci a été compensée par la bonne tenue des graines de soja (626.470 tonnes), des tourteaux de tournesol (115.864 tonnes) et des tourteaux de colza (83.866 tonnes).

Les huiles végétales (colza et soja) ont, pour leur part, progressé de 6% entre 2011 et 2012, atteignant 100.586 tonnes l’an dernier, alors que les protéines liquides (huile de palme) destinées à l’alimentation animale, bien que leur volume soit restreint (24.602 tonnes), ont augmenté de 17%.

Au global, l’ensemble des matières premières agricoles a donc représenté un trafic de près de 1.022 million de tonnes, battant ainsi le record de 2011 (1.019 Mt).

 

 

Concernant les hydrocarbures, les importations brestoises de produits raffinés ont connu une baisse de 3% en 2012, pour 730.075 tonnes traitées. Ce résultat s’explique notamment par la diminution des sorties de fuel liées aux meilleures conditions météorologiques du premier semestre, mais aussi du fait de la baisse de la consommation de carburant.

Pour les biocarburants, le trafic a progressé de 25% pour atteindre 30.267 tonnes d’EMHV (Esters méthyliques d’huiles végétales) livrées.

Pour ce qui est du gaz liquide, cette activité a enregistré une chute de 17% (52.469 tonnes) mais reste selon l’autorité portuaire bretonne conforme aux prévisions, le trafic ayant fortement augmenté en 2011 du fait de l’arrêt d’une unité de production à Donges, ce qui avait entrainé un report de trafic sur Brest.

 

 

Du côté des vracs solides non agroalimentaires, les entrées de ciment ont reculé de 16% (65.786 tonnes) dans une conjoncture difficile pour le secteur de la construction. Le trafic de ferrailles est en légère baisse (129.954 tonnes, -2%), l’activité sablière demeurant stable, à 344.258 tonnes.

 

 

En ce qui concerne les marchandises diverses, Brest a enregistré une baisse de 8% l’an dernier, avec un trafic de 478.118 tonnes. L’activité conteneurs est en recul de 11% à 48385 EVP (Equivalent Vingt Pieds, taille standard du conteneur). Alors que l’actualité a été marquée en 2012 par les difficultés du groupe Doux, ce résultat est, pour l’essentiel, lié au recul des exportations de volailles congelées. On notera que les entrées de marchandises diverses ou industrielles en conteneurs ont, en revanche, fortement progressé.

 

 

Dans le domaine de la croisière, le port de la pointe Bretagne a connu l’an dernier une forte baisse, l’activité s’étant limitée à 8 escales de navires, soit 8000 passagers. La fréquentation moindre des paquebots de la compagnie britannique P&O Cruises, qui a modifié sa programmation en 2012, explique ce repli.

 

 

Dans un contexte mondial tendu pour le transport maritime, la réparation navale, enfin, a vécu un redémarrage l’année dernière après la reprise de la Sobrena par le groupe néerlandais Damen. Sur 2012, 22 navires ont été traités dans les formes de radoub brestoises et 19 autres à quai, soit un total de 41 navires, contre 46 en 2011 (année durant laquelle, avant la reprise de la Sobrena, il n’y avait pas eu d’opérateur principal durant trois mois).  

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