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Le trafic du port de Marseille recule de 4% au premier semestre

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Le trafic du port de Marseille recule de 4% au premier semestre

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Avec 41 millions de tonnes traitées de janvier à juin, le trafic du premier port français est en recul de 4% par rapport au premier semestre. Cette baisse est liée à la dégradation des échanges d’hydrocarbures, qui se sont contractés de 9% (24 millions de tonnes) malgré l’intensification des importations de GNL (+7%) et le redressement des imports de brut à destination des raffineries françaises (+18%). La filière hydrocarbures est pénalisée par la chute des trafics de brut vers l’étranger (-68%), puisque l’approvisionnement de la raffinerie Miro de Karlsruhe en Allemagne n’est plus assuré via Fos-sur-Mer. La forte baisse des trafics de raffinés (-24%) et de GPL (-15%) sont également à l’origine de cette érosion.  

 

Représentant plus de la moitié du trafic de Marseille-Fos, les hydrocarbures ont donc tiré le résultat trimestriel global du port vers le bas, masquant un certain nombre de bonnes nouvelles. Ainsi, après avoir connu une croissance de 14% entre 2011 et 2012, les échanges de marchandises conteneurisées demeurent à la hausse au premier semestre 2013 (553.999 EVP, +6%) grâce aux terminaux de Fos. Les exports vers la Chine (+6%), les échanges avec l’Asie du Sud-est mais aussi avec la Turquie (+44%) contribuent fortement à cette embellie. L’arrivée à Fos d’un nouveau trafic de fruits et légumes avec Israël est à mettre au crédit du second trimestre, en attendant les effets d’une nouvelle ligne Inde/Golfe Persique/Etats-Unis, dont la première escale est intervenue le 24 juillet. De leur côté, les bassins de Marseille rattrapent leur retard du premier trimestre et affichent une légère hausse de 1% à fin juin 2013.  

 

L’activité conventionnelle se porte quant à elle plutôt bien (1.356 Mt, +4%) grâce aux exports de produits sidérurgiques et à la réception des premières caisses pour le site d’Iter. Malgré une reprise observée au cours du deuxième trimestre, les trafics rouliers restent en retrait de 3%. Au total, le segment des marchandises diverses affiche un trafic de 8.8 millions de tonnes en hausse de 3% par rapport à juin 2012.

 

Les vracs solides, pour leur part, présentent une croissance à deux chiffres (6.46 Mt, +11%), qui s’explique par les imports de matières premières destinées à la sidérurgie, la houille principalement (+61%). A l’inverse, les vracs agro-alimentaires ont basculé dans le rouge (483.000 tonnes, -7%), de même que les autres vracs (bauxite, matériaux de construction…) avec -10% (1.462 Mt) sur le semestre.

 

Au terme de six mois d’exercice, près d’1.7 million de tonnes de vracs chimiques et alimentaires ont transité par le port, soit une baisse de 5% par rapport à 2012. Les flux positifs de biocarburants (+56%) ne suffisent pas à compenser les retards de trafic de soude caustique et de MTBE (méthyl tert-butyl éther), deux produits étroitement liés aux activités de Kem One (en redressement judicaire) et de Lyondell Chimie.

 

 

Enfin, pour la première fois, le secteur de la croisière, avec 491.000 passagers sur les six premiers mois de l’année (+38%), dépasse en volume celui des lignes régulières de passagers (482.000 passagers, -4%). La hausse régulière des croisières a eu raison de l’instabilité des trafics vers la Tunisie et l’Algérie, soutenus pourtant par la destination Corse (+5%). 

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