Histoire Navale

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Le trois-mâts La Boudeuse revient en Corse après trois ans de tour du monde

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Le trois-mâts goélette La Boudeuse doit retrouver aujourd'hui Bastia, son port d'attache, après trois ans d'absence. Après avoir sillonné toutes les mers du globe, le voilier a retrouvé les eaux méditerranéennes et réalisé une dernière escale aux Baléares. Son vaste tour du monde, qui aura donc duré trois ans, l'aura emmené à la rencontre des civilisations les moins connues et les moins accessibles. C'est en 2004 que l'aventure a débuté, sous le haut patronage de l'UNESCO. Au cours de cette circumnavigation de 50.000 milles, le navire et ses hommes se sont consacrés essentiellement à la découverte de huit peuples mal connus et difficiles d'accès, disséminés entre l'Amérique du sud, le Pacifique, l'Asie et l'Afrique. Ces huit peuples ont pour dénominateur commun de vivre dans des îles perdues, sur les berges de fleuves oubliés ou le long de côtes délaissées, d'où leur appartenance à ce que l'on peut appeler d'une manière générique les « peuples de l'eau ». Le capitaine de « La Boudeuse », initiateur du projet, est Patrice Franceschi, marin, écrivain, membre de la société de philosophie des sciences et président honoraire de la Société des explorateurs français.

Un navire presque centenaire racheté en 2003

Huit films, des grands reportages et une série de livres naîtront de cette exploration et permettront au grand public de partager les découvertes et les rencontres de l'équipage.
Construite il y a près d'un siècle en Hollande, la Boudeuse a été armée au commerce dans la Baltique et la mer du nord avant de devenir navire école suédois peu après la seconde guerre mondiale. En 2003, elle passe sous pavillon français lorsque Patrice Franceschi la rachète pour la transforme en navire d'aventure et d'exploration. Un an de rénovation sera nécessaire dans un chantier breton. La Boudeuse appartient à une association et, d'un point de vue financier, fonctionne essentiellement par les revenus qu'elle tire de sa production intellectuelle. Pour le reste, elle bénéficie de quelques subventions publiques, mais existe surtout grâce à l'appui d'hommes et de femmes très divers que cette grande aventure passionne. Après un tour des ports de France et un séjour de quelques mois à Paris pour présenter au public le bilan de son action, La Boudeuse reprendra à nouveau la mer pour de nouvelles et lointaines aventures.
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