Formation et Emploi
L'ENSM toujours en période de neuvage

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L'ENSM toujours en période de neuvage

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« Notre navire est sorti du chantier, mais la période de neuvage n'est pas terminée ». Henri Poisson, directeur de l'Ecole Nationale Supérieure Maritime (ENSM) l'admet volontiers. Un an et demi après la création de l'établissement unique regroupant les quatre Ecoles Nationales de la Marine Marchande (ENMM) du Havre, de Marseille, de Saint-Malo et de Nantes ; et six mois après l'application de la réforme pédagogique alignant la filière polyvalente sur les critères de la Commission pour le Titre d'Ingénieur (CTI), l'ENSM fait encore face à des problèmes d'organisation. Et dans les rangs des élèves et des professeurs, les inquiétudes sont nombreuses, surtout dans le contexte actuel de tension extrême sur le marché de l'emploi, dans lequel plus de 210 élèves restent sur le quai faute d'embarquement. L'ambiance est même électrique : « Surtout parce qu'on ne sait pas où l'on va, que l'on ne sait pas qui prend des décisions et l'on ne sait pas si il y a toujours une ambition pour nos écoles et plus largement pour l'enseignement maritime en France », se désole un enseignant.

Démission du comité technique de l'ENSM

Fin mars, coup de tonnerre, le comité technique de l'ENSM, constitué de professeurs, ainsi que d'agents techniques et administratifs, démissionne en bloc suite au conseil d'administration de l'ENSM. Guillaume Lasbleiz, professeur technique à Saint-Malo et représentant UNSA au comité technique, dénonce « de nombreuses incohérences dans la gestion de l'ENSM ». Selon lui : « Nous n'avons aucune idée de ce qu'est la

Ecole Nationale Supérieure Maritime (ENSM)