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L’épave du sous-marin Minerve retrouvée au large de Toulon

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L’épave du sous-marin Minerve retrouvée au large de Toulon

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« C’est une très grande émotion, la fin d’une très longue attente ». Ce sont les mots d’Hervé Fauve, fils du commandant de la Minerve, suite à l’annonce hier de la découverte de l’épave du sous-marin français, disparu avec l’intégralité de son équipage le 27 janvier 1968 près des côtes varoises. Plus de cinquante et un an après les faits, les débris du bâtiment ont été découverts par près de 2400 mètres de fond, à 45 kilomètres au large de Toulon. « Je m’associe à l’émotion des familles des 52 membres d’équipage du sous-marin disparu le 27 janvier 1968, consciente de l’épreuve qu’ils endurent et que le temps n’efface pas. J’espère vivement que cette découverte les aidera à faire leur deuil, plus de 50 ans après ce drame qui a marqué la Marine nationale et l’ensemble de nos concitoyens », a réagi la ministre des Armées. « Je salue l’engagement des nombreux acteurs qui ont contribué à retrouver l’épave de la Minerve. En premier lieu la Marine nationale, à qui la direction et la coordination des opérations de recherches ont été confiées, mais aussi le Commissariat à l’Energie Atomique, dont les récents travaux d’analyse des mesures sismiques enregistrées lors de la disparition du sous-marin ont permis de circonscrire la zone de recherche, le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine qui a assuré la direction scientifique des recherches, l’Ifremer dont les moyens ont établi une première cartographie du fond, et enfin la société Ocean Infinity dont les moyens ont permis l’identification de la Minerve sur la base de la sélection première de l’Ifremer ».

 

La Minerve en 1962 à Nantes (© ASSOCIATION HISTOIRE DE LA CONSTRUCTION NAVALE A NANTES)

La Minerve en 1962 à Nantes (© ASSOCIATION HISTOIRE DE LA CONSTRUCTION NAVALE A NANTES)

 

Fin 2018, Florence Parly avait accepté d’accéder à la demande des familles de conduire une nouvelle campagne de recherche de la Minerve, restée introuvable malgré les importants moyens mobilisés suite à sa disparition. Une décision prise en raison des progrès technologiques accomplis ces dernières années en matière de recherche sous-marine, notamment via l’emploi de moyens robotisés et de senseurs plus performants. La découverte en novembre dernier de l’épave du sous-marin argentin San Juan, un an après son naufrage, avait démontré que l’opération, quoique toujours très complexe et incertaine, était possible et avait des chances d'aboutir.

 

Le Pourquoi Pas ? de l'Ifremer (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)

Le Pourquoi Pas ? de l'Ifremer (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)

 

Pilotée par la Marine nationale et le Shom, la campagne a débuté par une première et courte séquence, en février, impliquant alors le navire océanographique Pourquoi Pas ?, ainsi qu’un drone Astérix et le sous-marin Nautile de l’Ifremer. Elle a servi à optimiser le réglage des différents matériels employés, mais a aussi apporté des enseignements. D’abord, le fond dans cette zone de recherche est constitué de sable très dur, sur lequel les objets

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