Divers
L’épave du Titanic protégée par un accord américano-britannique

Actualité

L’épave du Titanic protégée par un accord américano-britannique

Divers

Les gouvernements britanniques et américains ont passé un accord pour protéger l’épave du RMS Titanic. Ce traité, signé en 2003 par le Royaume-Uni, est entré en vigueur à la fin de l’année dernière après avoir été ratifié par le Secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo. Il vise notamment à empêcher que des objets soient prélevés sur l’épave.

Cette dernière, brisée en deux, gît par 3780 mètres de fond, à 350 milles des côtes canadiennes, à 41°43' Nord et 49°56' Ouest. Le paquebot qui battait pavillon britannique a été retrouvé en 1985, 73 ans après avoir sombré. Rongée par des micro-organismes, l’épave pourrait disparaître d’ici 2050. Une dégradation accélérée par les pillages ou plongées touristiques.

Jusque-là, le Titanic était protégé par l’Unesco, mais sans « législation explicite » car situé dans les eaux internationales, selon le gouvernement britannique. Le nouvel accord permet « de délivrer ou refuser des licences » aux sous-marins voulant se rendre dans la coque ou récupérer des objets autour.

La ministre britannique de la Mer qui a confirmé la nouvelle lors d’un déplacement à Belfast (où a été construit le paquebot et se trouve un musée dédié) a estimé que « cet accord capital avec les États-Unis » permettra de traiter les lieux « avec la sensibilité et le respect dus à l’ultime lieu de repos de plus de 1.500 personnes. »

L’annonce de cet accord intervient juste après celle d’une nouvelle expédition de l’entreprise américaine, RMS Titanic Inc. Elle doit immerger des robots pour enlever un toit du Titanic et retirer notamment la station de radiotélégraphie Marconi qui se trouvait en arrière de la passerelle. Elle a servi à émettre le dernier appel de détresse du navire avant qu’il ne sombre. Les expéditions de la RMS Titanic Inc., qui a prélevé de nombreux objets et organise des expositions, ont déjà suscité des polémiques.