Marine Marchande

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L'équipage russe d’un navire de sécurité privée accusé de trafic d’armes au Nigeria

Marine Marchande

Il y a beaucoup de zones d’ombre sur l’affaire de l’équipage du Myre Seadiver, un navire de la société de protection privée russe Moran, saisi par la marine nigériane depuis le mois d’octobre 2012, et dont les 15 marins sont emprisonnés depuis. Lundi, la haute cour de justice de Lagos a refusé leur libération conditionnelle et a inculpé ces hommes de trafic d’armes. Long de 50 mètres et construit en 1965, le Myre Seadiver, spécialisé dans la protection des navires contre les risques de piraterie, arrivait de Madagascar et devait faire route vers la Guinée. Il se serait arrêté au Nigeria, pour la relève d’équipage, regarnir ses soutes et faire quelques réparations. Il serait cependant resté plusieurs semaines, jusqu’à son inspection par la marine nigériane. Celle-ci a annoncé avoir trouvé 14 kalachnikovs et 22 fusils Benelli MR1 à bord. La société moscovite Moran a plaidé, en vain, que le navire disposait de toutes les autorisations imposées par la loi nigériane et que « le passage du navire à Lagos avait été prévu et négocié avec le représentant local de la marine nigériane ». « Compte tenu de la nature des armes trouvées à bord, il est évident qu’elles ne servent pas à l’attaque mais simplement à la mission de protection des navires », a ajouté la compagnie russe qui qualifie de « ridicules » les poursuites nigérianes. Une nouvelle audience doit se tenir le 25 février prochain. Pour mémoire, le Nigeria dispose d’une législation très stricte sur la protection des navires dans ses eaux territoriales et impose notamment l’embarquement de gardes armés nigérians.

 

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