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Les adieux du Bouvet à la France

A Lorient, l'ancien escorteur d'escadre Bouvet se prépare pour sa dernière traversée, quasiment 60 ans après son lancement dans l'arsenal morbihannais. Après avoir servi durant de longues années de brise-lames pour le port de plaisance de la Marine, il a rejoint en début de semaine les quais du port de commerce de Lorient. La vielle coque, qui porte le numéro Q 635, y est actuellement préparée pour son remorquage vers le port belge de Gand, où elle sera démantelée aux chantiers Van Heygen Recycling, filiale du groupe Galloo. Les équipements de pont sont en train d'être déposés, des feux de navigation installés. Le convoi devrait quitter Lorient vendredi. Selon les informations du quotidien Ouest-France, c'est l'ex-D'Entrecasteaux, ancien bâtiment océanographique converti en patrouilleur sur sa fin de carrière, qui viendra depuis Brest reprendre le rôle de brise-lames du Bouvet.

 

Le Bouvet au port de commerce de Lorient (MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

 

Mis à l'eau à Lorient en 1953 et admis au service actif trois ans plus tard, le Bouvet était l'un des 18 escorteurs d'escadre du type 47 et du type 53 construits par la France avec l'aide du plan Marshall. Comme trois autres T47, les Kersaint, Dupetit-Thouars et Du Chayla, il fut refondu au début des années 60 en bâtiment de lutte antiaérienne, son armement principal étant constitué d'un système américain Tartar (missiles SM1-MR). Cet équipement est d'ailleurs toujours en service puisque, si le Bouvet a été désarmé en 1982, son Tartar a été envoyé aux Etats-Unis pour modernisation puis installé sur la frégate antiaérienne Cassard, entrée en service en 1988 (celui du Kersait fut quant à lui installé sur le Jean Bart, opérationnel depuis 1991). 

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