Marine Marchande
Les anciens navires de MyFerryLink toujours en attente

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Les anciens navires de MyFerryLink toujours en attente

Marine Marchande

Les ferries Rodin et Berlioz, ainsi que le fréteur Nord Pas-de-Calais, sont toujours stationnés à Dunkerque, où ils attendent de reprendre du service. Les deux premiers font l’objet d’un affrètement auprès d’Eurotunnel et vont être exploités par DFDS. Leur remise en service ne devrait, toutefois, pas intervenir avant début 2016. Si l’armement danois ne donne aucune date concernant leur retour sur le détroit, on sait en effet que d’importants travaux doivent encore être menés à bord et que les décisions concernant leurs futurs aménagements intérieurs ne sont pas encore arrêtées.

En attendant, DFDS achève sa campagne de recrutement d’ex-salariés de la SCOP SeaFrance. L’armateur s’est engagé à ouvrir 202 postes pour les anciens de MyFerryLink. Les dépôts de candidatures vont se clore ce vendredi 6 novembre, ouvrant la voie aux entretiens d’embauche et à la signature des contrats d’ici la fin de l’année. Officiers et personnel d’exécution Pont et Machine, agents du service général (ADSG)… Les nouveaux employés de DFDS permettront d’armer les trois navires sous pavillon français que la compagnie va exploiter entre Calais et Douvres. Les Rodin et  Berlioz, qui seront rebaptisés, vont en effet se joindre au Calais Seaways. Quant au Malo Seraway, il quittera le Détroit dès que les anciens ferries de MFL seront opérationnels. En dehors des postes embarqués, des recrutements concernent aussi le personnel sédentaire.

 

Le fréteur Nord-pas-de-Calais (© : JULIEN CARPENTIER)

Le fréteur Nord-pas-de-Calais (© : JULIEN CARPENTIER) 

 

Concernant le Nord-Pas-de-Calais, on se souvient que ce navire a été conservé par Eurotunnel, qui souhaite maintenir entre Calais et Douvres une liaison maritime purement dédiée au fret. Mais le groupe ferroviaire n’a toujours pas reçu le feu vert de l’autorité britannique de la concurrence (CMA). Il espère obtenir l’avis de la CMA d’ici la fin de l’année. Si le résultat est positif, le « NPC » pourra reprendre la mer et se voir adjoindre rapidement un second navire. En revanche, si la réponse est négative, Eurotunnel devra faire une croix définitive sur ses activités maritimes. Quoiqu’il en soit, le groupe s’est lui aussi engagé à reprendre des anciens salariés de la SCOP. En tout, 120 personnes, dont une cinquantaine dans le cadre du renforcement de la sécurité du tunnel sous la Manche, le processus de recrutement ayant débuté à la fin de l’été. 

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