Marine Marchande
Les armateurs français ne veulent pas payer la lutte contre la piraterie

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Les armateurs français ne veulent pas payer la lutte contre la piraterie

Marine Marchande

Certaines propositions du rapport parlementaire sur la piraterie, présenté la semaine dernière, ont fait bondir les armateurs français. Auteur du document, le député finistérien Christian Ménard suggère notamment que les armateurs verse un euro par marchandise circulant dans la zone. Selon lui, cette somme pourrait servir à aider l'Etat somalien à restaurer son autorité. « Taxer d'1 euro chaque tonne passant le canal de Suez pour financer la lutte contre la piraterie et le développement économique de la région, c'est un peu comme faire payer aux familles 1 euro par kilo d'élève de ZEP pour lutter contre le racket à la sortie des écoles et la réhabilitation des quartiers sensibles ! », s'indigne Anne Sophie Avé, délégué général d'Armateurs de France. L'organisation professionnelle estime que la solution est « géopolitique et non commerciale ». Armateurs de France rappelle que « la sûreté des personnes, en l'espèce des équipages français et/ou sous pavillon français, est une mission régalienne de l'Etat. Le secteur privé ne saurait s'y substituer ou le financer. Un secteur d'activité ne peut à soi seul se substituer aux organes internationaux, dont c'est précisément la mission, pour financer la sûreté internationale et les politiques de développement économique mondial ».

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