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« Les bateaux volants c'était inévitable »

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« Les bateaux volants c'était inévitable »

Après dix ans d'utilisation, les Extreme 40 vont être remplacés, en 2016, par des GC32, des catamarans volants. « Les foils, c'est une révolution, c'était inévitable d'y venir un jour », selon Mark Turner (OC Sport), organisateur des Extreme Sailing Series.

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La folie des foils

« Depuis dix ans, l'Extreme 40 reste le meilleur format pour ce que nous faisons, à savoir de la voile-spectacle au plus près du public. Mais il faut suivre les marins et l'arrivée des foils dans la voile constitue un changement important. C'est une révolution. Les marins étaient très excités à l'idée d'aller naviguer avec des foils. Vous savez, c'est comme un I-Phone : ça fonctionne très bien mais dès il y a un nouveau produit qui arrive sur le marché, tout le monde le veut.»

La voile-spectacle toujours

« On ne changera pas notre format, on garde cette proximité avec le public. Nous naviguons dans des stades nautiques de plus en plus petits, nous sommes les seuls à le faire. On ira à moins de 50 mètres du public pour qu'il sente le " truc ", tout en gardant le même niveau de sécurité. Si c'est chaud, on a une option : bloquer les foils, ce qui empêche le catamaran de " voler ". »

Voile élitiste ? Pas forcément

« Notre but n'est pas d'attirer les défis de la Coupe de l'America car ils viennent pour une saison et ils repartent. Cela ne veut pas dire qu'on ne sera pas content d'en avoir mais l'expérience a démontré qu'ils venaient sur le circuit souvent uniquement pour l'aspect sportif. Or, notre modèle est fait pour des équipes qui veulent utiliser la communication et les relations publiques au maximum. Le plus important pour nous est d'avoir sept-huit teams, avec un projet de trois-quatre-cinq ans, avec des sponsors actifs autour de notre circuit. Cela dit, si nous avons deux bonnes équipes de la Cup, cela boostera notre communication et ça fera monter le niveau. »

Pas plus cher

« Les budgets en Extreme 40 se situaient en 500.000 et 800.000 € par saison et ce, depuis cinq ans. Les budgets en GC32 seront compris entre 500.000 et 900.000 €, avec le bateau. Nous avons déjà acheté quatre GC32 pour les louer. Nous voulons que ça reste accessible. »

En France peut-être

« Saint-Petersbourg, Cardiff et Sydney figurent au programme 2016. Il y a toujours des villes qui viennent vers nous et d'autres que nous approchons car c'est une demande de l'un des sponsors. L'arrivée du GC32 ouvre d'autres portes mais on va essayer d'éviter de tout changer. En 2016, il y aura un ou deux changements, dont l'un peut-être en France. »

Le prix du show

« Pour la ville-étape, le prix peut varier. Si c'est un endroit où le sponsor est très motivé, il peut nous aider et ainsi réduire le coût pour la ville-hôte. Entre un sponsor local et la ville, il faut compter entre 500.000 et 700.000 €. On reçoit parfois des offres plus importantes d'endroits où l'on sait que ça ne marchera pas pour le côté sportif ou pour les sponsors. Eh bien, nous n'y allons pas, même s'il y a de l'argent. »

Un article de la rédaction du Télégramme