Histoire Navale
Les contre-torpilleurs de la classe Aventurier

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Les contre-torpilleurs de la classe Aventurier

Histoire Navale

De tous les types de bâtiments de combat que possédait la Marine nationale durant la Première Guerre mondiale, les contre-torpilleurs de la classe Aventurier font partie des plus méconnus. Pourtant, l’histoire de ces unités nées à la Belle Epoque est riche de rebondissements, comme nous allons vous le faire découvrir aujourd’hui.

Une stratégie navale en plein bouleversement à la fin du XIXe siècle

À la fin du XIXe siècle, une nouvelle stratégie navale, dont le précurseur est l’amiral Aube, voit le jour, il s’agit de la Jeune École. L’officier pronostique que les progrès en matière d’armement, notamment sur la vitesse des navires et les progrès de la torpille, tendent à rendre inutiles les bâtiments lourds, lents et vulnérables aux armes sous-marines.

Dans le même temps, l’industrie navale privée se voit accorder le droit de concourir pour les marchés de la Défense nationale de la IIIe République au grand dam des arsenaux de la Marine nationale qui continuent tout de même à garder un contrôle très important sur les nouvelles constructions. Par ailleurs, les innovations technologiques sont légion : turbine à vapeur, électricité, torpille, poudre améliorée pour les canons, etc.

La réunion d’industriels nantais et de deux ingénieurs de talent

C’est dans ce contexte de mutation globale de l’économie, de grandes avancées scientifiques, de tensions internationales, mais aussi de la reprise économique de la Belle Époque qu’un chantier naval nantais s’apprête à tirer son épingle du jeu.

En 1893, le chantier Oriolle (du nom de son propriétaire et gérant) basé sur la pointe occidentale de l’actuelle Île de Nantes fait faillite. Il est re