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Les dernières F70 désarmées d’ici 2021
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Les dernières F70 désarmées d’ici 2021

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C’est une page d’histoire de la Marine nationale qui va maintenant rapidement se tourner. Les dernières frégates antiaériennes et anti-sous-marines du type F70, qui ont constitué pendant trois décennies l’épine dorsale de la flotte française, doivent tirer leur révérence sous deux ans.

Sur les cinq dernières survivantes de cette génération, qui a compté neuf unités, deux vont être retirées du service dans les semaines qui viennent. Il s’agit du Primauguet (opérationnel depuis 1986) et du Cassard (1988), respectivement basés à Brest et Toulon.

Au printemps 2020, ce sera normalement au tour du La Motte-Picquet (1988) d’être mis en retraite en Bretagne. Enfin, le désarmement des deux ultimes F70 françaises, le brestoise Latouche-Tréville (1990) et la toulonnaise Jean Bart (1991), est à ce stade programmé en 2021.

 

La FASM Latouche-Tréville escortant un SNLE en rade de Brest (© : MARINE NATIONALE)

La FASM Latouche-Tréville escortant un SNLE en rade de Brest (© : MARINE NATIONALE)

 

Ces bâtiments sont remplacés par les nouvelles frégates multi-missions (FREMM). Cinq sont pour le moment en service : l’Aquitaine (2015) et la Bretagne (2019) à Brest, ainsi que les Provence (2016), Lauguedoc (2017) et Auvergne (2018) à Toulon. En essais, la Normandie sera opérationnelle à la pointe bretonne en 2020. Quant aux deux dernières unités de la série, bénéficiant de capacités de défense aérienne renforcées afin de succéder aux FAA Cassard et Jean Bart, elles sont en cours de construction chez Naval Group à Lorient. Ces FREMM DA, qui prendront les noms d’Alsace et Lorraine, doivent être livrées à la Marine nationale en 2021 et 2022, avec des admissions au service actif prévues comme pour leurs ainées un an plus tard.

A terme, la marine prévoit de disposer de quatre FREMM à Brest et quatre autres à Toulon.

 

La FREMM Bretagne (© : MICHEL FLOCH)

La FREMM Bretagne (© : MICHEL FLOCH)

 

Succédant aussi aux anciennes frégates anti-sous-marines du type F67, dont les deux derniers exemplaires, le Tourville et le De Grasse, ont été retirés du service en 2011 et 2013 (le Duguay-Trouin l’avait été prématurément dès 1999), les FREMM ne remplaceront donc pas nombre pour nombre la génération précédente. Pour onze anciennes frégates (sept F70 ASM, les deux dernières F67 et deux F70 AA) désarmées, il n’y aura que huit remplaçantes. Cette réduction sensible de format, liée à des contraintes budgétaires, sera partiellement compensée par le passage des FREMM à deux équipages, ce qui permettra d’augmenter la disponibilité en jours de mer.

En matière de capacités offensives, et notamment de lutte anti-sous-marine, la flotte française va par ailleurs voir ses moyens s’accroître significativement avec le remplacement des cinq frégates du type La Fayette (FLF) par autant de frégates de défense et d’intervention (FDI). Ces nouvelles unités doivent être livrées par Naval Group entre 2023 et 2030.

Marine nationale