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Les FDI auraient aussi pu porter des noms de grandes batailles
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Les FDI auraient aussi pu porter des noms de grandes batailles

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Comme pour chaque nouvelle série de bâtiments de la Marine nationale, différentes propositions étaient sur la table pour baptiser les cinq futures frégates de défense et d’intervention (FDI), dont la tête de série a été mise en chantier le 24 octobre à Lorient. Le choix des noms s’inscrit dans un processus assez long et bien codifié. Un comité est formé à cet effet pour mener les réflexions et faire émerger des propositions. Présidé par le chef d'état-major de la marine, il rassemble notamment des officiers ainsi que des historiens du Service Historique de la Défense. Plusieurs options sortent des travaux du comité et sont ensuite soumises pour validation finale au ministre des Armées. 

Après les grands personnages historiques du temps de la royauté, avec notamment les frégates des types F67 et F70, puis les régions françaises avec les FREMM, il a cette fois été décidé de rendre hommage, comme cela avait été le cas pour deux des cinq frégates du type La Fayette (avec le Courbet et le Guépratte) à cinq amiraux de l’époque contemporaine : Pierre-Alexis Ronarc’h (1865-1940), Bernard Louzeau (1929 – 2019), Raoul Castex (1878 – 1968), Henri Nomy (1899 – 1971) et Georges Cabanier (1906 – 1976). C'était le voeu du CEMM, l'amiral Prazuck, qui a souhaité inscrire ces bâtiments dans l'histoire plus récente du XXème siècle, sachant que la marine continuera de faire vivre la mémoire de ses grands guerriers d'antan via ses quatre prochains sous-marins nucléaires d'attaque, baptisés Suffren, Duguay-Trouin, Tourville et De Grasse. Les deux derniers Barracuda, pour lesquels il avait été choisi en 2007 deux autres noms de grands amiraux, Dupetit-Thouars et Duquesne, prendront néanmoins une autre voie puisqu'il a été décidé en 2015 de les rebaptiser Casabianca et Rubis, noms déjà portés par deux des actuels SNA de la marine que les Barracuda vont remplacer. Casabianca fut pour mémoire l'un des sous-marins dont l'équipage (sous les ordres du capitaine de frégate Jean L'Herminier) refusa l'ordre de sabordage de la flotte à Toulon en novembre 1942, s'échappa et a reprit le combat aux côtés des Alliés, participant notamment à la libération de la Corse. Quant au Rubis, après avoir participé à la campagne de Norvège en mai 1940, il se trouve en Ecosse au moment de l'armistice. Son

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