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Les frégates brestoises changent de visage

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La bascule a commencé dans le monde des frégates anti-sous-marines brestoises. Les deux premières frégates multimissions sont entrées en service. Il ne reste plus que trois frégates d'ancienne génération (F70), appelées à disparaître entre 2020 et 2022.

Il reste trois frégates anti-sous-marines (FASM) emblématiques du port militaire brestois. Trois navires au nom prestigieux qui ont vu des milliers de marins s'y succéder depuis la fin des années 80. Plus de 700 marins sont encore affectés sur ces trois navires de premier rang, véritable coeur opérationnel de la Marine nationale à Brest.

 

La FREMM Aquitaine (© MARINE NATIONALE)

 

Mais une page est bel et bien en train de se tourner dans le monde des surfaciers spécialisés dans la traque des sous-marins.

Les frégates multimissions (FREMM) Aquitaine et Provence ont été admises au service actif à Brest en 2015 et 2016. Dans le sillage des anciennes F 67 (Tourville et De Grasse), les F70 sont également appelées à disparaître en 2020, pour le Primauguet, et 2022, pour le La-Motte-Picquet et le Latouche-Tréville.

 

 

Bretagne et Normandie à suivre

Ces frégates anti-sous-marines ont véritablement fait battre le coeur du port militaire de Brest, avec jusqu'à 300 marins mobilisés à bord des modèles F 67. Sur les F 70 toujours en service, ils sont encore 240 à faire tourner des navires lancés entre 1986, pour le Primauguet, et 1990, pour le Latouche-Tréville.

Mais gourmandes en carburant et en personnel, les FASM ont fait leur temps et vont être progressivement remplacées par les furtives FREMM. Il faudra attendre la fin 2018 pour voir entrer en service la troisième unité, la Bretagne, pendant que la Normandie devrait compléter le dispositif fin 2019.

L'arrivée des frégates multimissions a sensiblement changé la donne sur les quais brestois avec des navires, comme leur nom l'indique, très polyvalents et des organisations plutôt innovantes.

Deux à trois fois moins de marins

Au lieu des 300 marins des F 67 et des 240 des F 70, ils ne sont plus que 108 à faire tourner la boutique, un effectif qui peut toutefois augmenter d'une trentaine de personnes à l'occasion de déploiements spécifiques. Il a bien fallu réorganiser le travail à bord et développer la polyvalence sur des navires capables de couvrir un large spectre de missions. Un groupe de soutien a même été développé à terre depuis l'arrivée de l'Aquitaine, avec un volant de marins prêts à palier la défection des titulaires ou leur temps de formation en dehors du bord.

Un article de la rédaction du Télégramme

 

F70 et FREMM brestroises (© MARINE NATIONALE)

 

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