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Les frégates de surveillance évoluent

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Les frégates de surveillance évoluent

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Modernisation des équipements, débarquement des missiles antinavire, mise en œuvre d’embarcations commando… Les six frégates de surveillance du type Floréal, entrées en service entre 1992 et 1994, sont en pleine évolution. Progressivement, les bâtiments sont adaptés et voient leurs capacités évoluer. Conçues pour naviguer dans les vastes espaces ultramarins, les FS avaient été initialement dotées de deux lanceurs pour Exocet MM38. Un armement débarqué avec la fin de vie pyrotechnique de ces missiles antinavire de première génération, dont la remotorisation était intervenue au tout début des années 2000, donnant une quinzaine d’années supplémentaires de potentiel.

 

Tir de MM38 par le Floréal en juin 2013 (© : MARINE NATIONALE)

 

Les dernières frégates du type F70 ASM dotées de MM38 ayant été désarmées, et les installations débarquées sur les avisos du type A69 qui en étaient équipées, le célèbre missile Mer-Mer de MBDA, développé dans les années 70 et auquel a depuis succédé le MM40 et ses évolutions (la dernière en date étant le Block3), tire donc sa révérence dans la Marine nationale. Profitant de la fin de vie des missiles, les derniers MM38 ont été utilisés en entrainement l'an dernier, avec notamment un double tir effectué simultanément en juin 2014 par le Floréal et le Nivôse au large de La Réunion. 

 

Le Prairial (© : MARINE NATIONALE)

Le Prairial (© : MARINE NATIONALE)

 

Il ne sera pas remplacé à bord des Floréal par le MM40. La marine française considère en effet que cette capacité offensive n’est pas indispensable sur ce type de bâtiment, qui sert avant tout à la surveillance et au contrôle des grands espaces océaniques dans un contexte de menaces de « relativement faible » intensité. En revanche, les dernières années ont démontré le rôle accru de ces bâtiments dans les missions de lutte contre la piraterie, les trafiquants de drogue ou encore la pêche illicite. Des interventions qui requièrent l’emploi de solides moyens d’interception, voire de forces spéciales. C’est pourquoi les frégates de surveillance, qui peuvent mettre en œuvre un hélicoptère (Panther ou Alouette III selon les zones), vont recevoir de nouveaux bossoirs spécialement conçus pour le déploiement des grandes embarcations semi-rigides employées par les commandos marine.

 

Le Nivôse (© : MARINE NATIONALE)

Le Nivôse (© : MARINE NATIONALE)

 

Pour mémoire, Le Floréal et le Nivôse sont basés à La Réunion, le Ventôse et le Germinal à Fort-de-France, le Vendémiaire à Nouméa et le Prairial à Papeete. 

Construites par les chantiers de Saint-Nazaire et armées à Lorient par DCNS, les frégates de surveillance mesurent 93.5 mètres de long pour une largeur de 14 mètres. Ces bâtiments de 2950 tonnes en charge, mises en œuvre par un équipage de 100 marins (détachement aéro compris) peuvent atteindre la vitesse de 20 nœuds et franchir 10.000 milles à 15 nœuds.  Leur armement comprend une tourelle de 100mm, deux canons de 20mm et de l’artillerie légère. En cas de besoin, il est possible d'installer un système surface-air à très courte portée Simbad (missiles Mistral) au dessus du hangar. 

 

Le Floréal (© : MARINE NATIONALE)

Le Floréal (© : MARINE NATIONALE)

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