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Les futures frégates belgo-néerlandaises n’arriveront pas avant 2027

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Les futures frégates belgo-néerlandaises n’arriveront pas avant 2027

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Le programme des quatre nouvelles frégates destinées à la Belgique et aux Pays-Bas a pris deux ans de retard, relève l’agence de presse belge Belga. La secrétaire néerlandaise à la Défense, Barbara Visser, a en effet indiqué le 24 juin à la deuxième chambre du parlement des Pays-Bas que la livraison de la tête de série à Koninklijke était reportée à 2027, au lieu de 2025 comme espéré initialement. Les trois autres bâtiments doivent suivre en 2028, 2029 et 2030, le premier pour les Pays-Bas et les deux dernières pour la Belgique. « La secrétaire d'Etat a expliqué que le programme s'était avéré plus complexe qu'imaginé au départ. Une phase détaillée de développement de deux ans est requise après la signature du contrat - espérée fin 2021 - avant le début de la construction des navires », précise Belga.

C’est en décembre 2016 que les deux pays ont confirmé leur volonté de développer deux programmes communs pour renouveler une partie de leurs flottes, avec d’une part la réalisation de douze nouveaux bâtiments de guerre des mines (dont la commande a été notifiée en 2019 à la consortium piloté par Naval Group) et d’autres part la construction de quatre frégates.

Ces dernières permettront de remplacer les unités du type Karel Doorman encore en service dans les deux marines : le Van Amstel (1993) et le Van Speijk (1995) pour les Pays-Bas, mais aussi les Léopold Ier (ex-Karel Doorman) et Louis Marie (ex-Willem van der Zann), livrées à la marine néerlandaise en 1991 puis transférées à son homologue belge, où elles sont en service depuis 2007 et 2008.

 

Le Leopold I, l'une des deux frégates belges du type M (© JEAN-LOUIS VENNE)

Le Leopold I, l'une des deux frégates belges du type M (© JEAN-LOUIS VENNE)

 

Les études préliminaires portant sur les nouvelles frégates, dont le développement et la construction sont confiés au groupe néerlandais Damen, se sont achevées en juin.

Nettement plus grosses que leurs aînées (5500 tonnes de déplacement en charge contre 3300), les futures frégates belgo-néerlandaises seront prioritairement dédiées à la lutte anti-sous-marine, avec un ensemble sonars et un hélicoptère embarqué NH90 pouvant mettre en œuvre des torpilles (une nouvelle arme sera acquise pour succéder à la Mk 46 américaine actuellement en service). Les bâtiments seront dotés de radars plaques fournis par Thales, un système surface-air à lancement vertical (missiles ESSM Block2), un système RAM, huit missiles antinavire, une tourelle principale et de l’artillerie secondaire, des tubes lance-torpilles et des leurres antimissile et anti-torpille. Mises en œuvre par un équipage de 110 marins, ces frégates pourront embarquer 40 personnels supplémentaires.

- voir notre article détaillé sur le programme de guerre des mines belgo-néerlandais

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