Marine Marchande
Les futurs marins de l'hydro du Havre à la découverte du grand Nord

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Les futurs marins de l'hydro du Havre à la découverte du grand Nord

Marine Marchande

Les mains sont un peu engourdies. Mais elles tiennent fermement l’anémomètre. Température extérieure -17°, 10 nœuds de vent, 67°N, 23°E. Il est 10h, le matin se lève doucement sur Kilopaa,  petite station de ski de fond  en Laponie finlandaise. La lumière septentrionale peine à percer les nuages.

Elise et Jessica, élèves en première et deuxième année au centre havrais de l’ENSM, effectuent les relevés météo, sous l’œil attentif d’une famille de rennes. Elles font partie du projet Arctique. Une douzaine de futurs officiers, élèves en première et en deuxième année de cycle polyvalent, menés par trois professeurs de navigation du Havre, Aude Charbonnel, Juliette Fischer et Franck Guy. Depuis le début de l’année, ils ont décidé de s’investir, en plus de leurs cours, dans ce projet pédagogique, organisé pour la deuxième année consécutive, dédié à la navigation dans ces territoires extrêmes. Levée de fonds, recherches de mécènes, préparation d’exposés : ni les élèves, ni les professeurs n’ont ménagé leur peine pour pouvoir être là.

 

Relevé météo par un froid lapon de -17° (MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

Relevé météo par un froid lapon de -17° (MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

 

Dix jours dans le grand Nord. Une expédition qui a commencé à Saint-Pétersbourg. La Russie, la cathédrale Saint-Sauveur-sur-le-Sang-versé, l’opéra Marinsky, la Neva et la Baltique… et le centre Transas, un des leader mondiaux en matière de simulateurs. « Nous découvrons l’envers du décor de nos cours de simulateurs », écrivent les élèves dans le journal de bord. La navigation dans la glace, sa spécificité, la formation des marins russes et la certification glace, tout leur est expliqué par un professeur de la prestigieuse académie maritime Makarov. Un peu d’histoire avec la visite du croiseur Aurore, qui s’est notamment  illustré pendant la révolution d’Octobre et c’est parti pour 27 heures de train, attentivement suivi sur le logiciel GECDIS et des cartes ENC qui permettent de suivre le périple et de travailler sur les trames NMEA.

 

 

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