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Les industriels demandent aux pêcheurs de ne plus partir au thon

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Les industriels demandent aux pêcheurs de ne plus partir au thon

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Déjà malmenés par l’interdiction de la pêche à l’anchois dans le golfe de Gascogne, les pêcheurs de la façade atlantique sont confrontés à un nouveau problème. Les producteurs leur demande de cesser les prises de thon blanc. Les congélateurs explosent et les entreprises ne peuvent pas stocker plus de poisson sans courir un risque financier. En cause, un début de saison très précoce. Dès le mois de juillet, les chalutiers ont été contraints de partir au thon, faute d’anchois. Cité par le journal Ouest France, Yves Fouezon, directeur de l’entreprise de production Proma, à Lorient, tire la sonnette d’alarme : « Nos vingt paires (les chalutiers opèrent par deux, ndlr) ont pêché 2000 tonnes dont 1000 ont été congelées. Deux fois plus que les années normales. Je ne peux pas prendre des risques supplémentaires pour notre organisation ». Le message est donc clair : L’achat des cargaisons va cesser. Selon le quotidien : « Les unes après les autres, les organisations de producteurs demandent d’arrêter (…) Après Proma, qui demande à ses bateaux de ne pas repartir, le FROM-Bretagne et Cap-Sud (Saint-Jean-de-Luz) laissent seulement quelques jours aux leurs pour entamer une dernière marée ». Dans les ports, notamment à la Turballe (Loire-Atlantique), les pêcheurs accusent le coup. Une trentaine de navires et 250 emplois sont concernés et on ne veut pas y entendre parler d’un quelconque arrêt. Il en va de la survie de la flottille. Un repli vers la sole et la langoustine parait délicat, d’autant que les quotas sont déjà presque atteints. Mais alors, comment faire ? La réponse semble bien difficile à trouver. Une réunion interministérielle est prévue à Paris dans les prochains jours pour éviter une nouvelle crise chez des pêcheurs complètement désabusés.

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