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Les massacres de cétacés se poursuivent aux Féroé

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Une eau rouge sang et des cadavres de baleines pilotes, appartenant à la même famille que les dauphins, entassés sur les quais. Les images font le tour de la planète et suscitent une vive indignation. La scène se passe aux îles Féroé, province autonome du Danemark située entre l’Ecosse et Islande. Et elle est malheureusement habituelle. A cette époque de l'année, les habitants de l’archipel participent en effet à une tradition séculaire : le Grid. Il s’agit pendant la saison estivale de migration de rabattre vers les hauts fonds les groupes de globicéphales pour les tuer. Un massacre dénoncé depuis longtemps par de nombreuses organisations, dont Sea Shepherd, qui intervient depuis 1983 pour alerter l’opinion publique mondiale sur cette pratique et tenter d’y mettre fin. Cette année, l’organisation a dépêché deux navires aux Féroé : le Brigitte Bardot et le Sam Simon.

 

Le Brigitte Bardot (© : SEA SHEPHERD) 

 

Le premier a tenté hier d’empêcher le massacre d’un groupe de cétacés, piégés à Hvannasund, au nord de l’archipel. Mais le navire de Sea Shepherd n’a pu pénétrer dans le fjord, dont l’entrée était gardée par le patrouilleur danois Triton. L’association estime que 20 à 30 baleines ont été abattues. « Le Danemark permet aux îles Féroé de pratiquer leur grind barbare, bien qu’il soit l’un des signataires de la Convention de Berne, interdisant le massacre des cétacés. Comme dans d’autres cas, tout aussi aberrants au XXIe siècle, d’atteinte aux droits de l’homme ou au bien-être animal, la tradition ne saurait toujours justifier une pratique inacceptable et inhumaine », affirme le capitaine Lockhart MacLean, de Sea Shepherd, qui dirige l’opération Sleppid Grindini.