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Les pêcheurs maintiennent la pression

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Les pêcheurs maintiennent la pression

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De nombreux ports de pêche français restent en grève pour dénoncer la hausse du prix du carburant et réclamer des aides supplémentaires de la part du gouvernement. Du Nord à la Bretagne en passant par la Normandie, la côte atlantique et la Méditerranée, de nombreuses actions ont été menées hier. A Fos, les pêcheurs ont bloqué les accès terrestres du terminal pétrolier. Leurs collègues de Sète ont, quant à eux, reconduit leur mouvement pour une durée indéterminée. En Bretagne, les flottilles sont toujours à quai au Guilvinec, à Lorient ou encore à Saint-Quay-Portrieux. Dans le Nord-Pas-de-Calais, la tension est vive, les pêcheurs étant divisés sur la poursuite ou non du mouvement. Les accès aux terminaux transmanche de Calais et Dunkerque ont été bloqués hier, perturbant le trafic des ferries dans le détroit. A noter qu'à Arcachon et Caen, plusieurs dizaines de manifestants ont été arrêtés et comparaîtront pour des débordements constatés lors d'opérations coup de poing, notamment dans les supermarchés.
S'exprimant hier sur la question, Nicolas Sarkozy a rappelé qu'un plan de 310 millions d'euros sur deux ans était prévu pour venir en aide aux pêcheurs. « C'est un plan de qualité », a estimé le président, qui a rappelé que le métier de marin était « très difficile, extrêmement dangereux et qu'une vingtaine de pêcheurs mourraient chaque année ».
Le problème de la survie de la filière face à la flambée du pétrole devrait être sur la table de l'Union Européenne en juin. Le mouvement lancé en France s'est en effet étendu à d'autres pays, comme le Portugal, l'Espagne et l'Italie. Paris et Madrid souhaitent que l'UE étudie la possibilité d'une intervention directe pour aider les professionnels à surmonter la crise.