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Les pirates à l'assaut des Seychelles ?

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Les pirates à l'assaut des Seychelles ?

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Sans doute en raison d'une importante présence militaire près de la Somalie, les pirates lancent désormais leurs attaques jusque dans l'archipel des Seychelles. Les autorités de cet Etat de l'océan Indien, situé à 1500 kilomètres des côtes sud de la Somalie, ont confirmé qu'un navire avait été capturé après avoir débarqué des touristes dans l'une des îles de l'archipel. « L'identité des pirates, la date de cette opération et la destination du navire, qui ferait actuellement route en direction des côtes somaliennes, n'ont pas été clairement établies », précise l'Agence France Presse, selon laquelle l'équipage, composé de 7 Seychellois, est retenu en otage.
Il s'agit en fait de la seconde attaque de pirates dans la région en quelques semaines. Ainsi, trois marins, partis le 28 février des Seychelles pour convoyer un catamaran de 40 pieds vers Madagascar, située plus au sud, ont eux aussi été surpris. Ils auraient, depuis, été conduits en Somalie où ils seraient retenus en otage.

Le cauchemar des bateaux mères

Très surveillé, le golfe d'Aden est désormais plus périlleux pour les pirates, même si les attaques s'y poursuivent. Face à la pression des forces navales positionnées au large de la corne d'Afrique pour protéger le trafic commercial, les militaires s'attendent (et redoutent) à ce que le phénomène de la piraterie s'éparpille sur une zone beaucoup plus vaste. Grâce à l'emploi de « bateaux mères », souvent des chalutiers ou remorqueurs détournés au préalable, les pirates peuvent en effet disposer d'un rayon d'action très important. Ils sont alors à même de surprendre des navires isolés dans des secteurs où les bâtiments militaires sont peu présents. Les bateaux mères permettent également aux pirates de naviguer discrètement, se faisant passer pour une simple unité de pêche ou un remorqueur en transit. Une fois leur proie repérée, ils n'ont plus qu'à mettre à l'eau leurs embarcations rapides, des skiffs, qui se chargent de l'abordage.
Face à cette menace, véritable casse-tête pour les unités chargée de la lutte contre la piraterie, la partie centrale de l'océan Indien et le détroit du Mozambique semblent relativement sans défense (notamment en raison de l'étendue de la zone à surveiller). Les pirates peuvent y débusquer les tankers et vraquiers contournant l'Afrique par le cap de Bonne Espérance, où tenter leur chance vers les Seychelles. Outre les activités touristiques, on notera que l'archipel est aussi une importante zone de pêche, où travaillent de nombreux thoniers espagnols et français. L'un d'eux, le Drennec, avait d'ailleurs été attaqué en septembre dernier, alors qu'il travaillait à plus de 800 kilomètres des côtes somaliennes.

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