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Les ports chinois vont de plus en plus contrôler les émissions des navires

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Les ports chinois vont de plus en plus contrôler les émissions des navires

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Il y a quelques jours, l'OOCL Taipei a été le premier à se brancher sur le courant quai dans le terminal DaChan de Shenzen. En juillet 2016, le ministère chinois des Transports a désigné sept terminaux pour expérimenter le cold ironing : en plus de DaChan, les terminaux de Yantian (conteneurs), Shanghai Wusongkou (croisière), Ningbo-Zhoushan Chuanshan (conteneurs et vrac), Ghangzhou Nansha et Lianyungang (passagers et conteneurs).

A l'image de cette initiative, prise en juillet dernier et déjà appliquée, les autorités chinoises prennent au sérieux la lutte contre la pollution dans les ports. Fin 2015, elles ont ainsi institué des zones de contrôle d'émission de soufre à 0.5% dans onze de ses plus grands ports (Shenzhen, Guangzhou, Zhuhai, Shanghai, Ningbo-Zhoushan, Suzhou, Nantong, Tianjin, Qinhuangdao, Tangshan, Huanghua) imposant aux navires d'utiliser des combustibles désulfurés lors de leurs escales. Ces mesures, entrées en vigueur en 2016, devraient être pleinement appliquées cette année, faisant craindre aux armements un renchérissément de leurs coûts d'exploitation.

La loi chinoise prévoit que, dès janvier 2018, les carburants désulfurés seront obligatoires dans l'ensemble des ports des trois zones SECA (delta de la rivière des Perles, delta du Yang-Tze, région du Bohai-Rim). En janvier 2019, tous les navires entrant dans ces zones, y compris ceux qui n'y escaleront pas, seront également dans l'obligation de recourir à ces carburants spécifiques. Des mesures plus strictes, comme l'abaissement à 0.1% et l'élargissement des zones SECA, devraient suivre. 

 

 

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