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Les premières unités de la MISMA arrivent à Bamako

250 militaires nigérians et togolais sont arrivés hier à Bamako. Il s’agit des premières unités de la Mission Internationale de Soutien au Mali (MISMA) qui doit, sous mandat de l’ONU, aider l’armée malienne à reconquérir le nord du pays, sous contrôle des groupes terroristes depuis près d’un an. Cette force militaire de la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) doit comprendre, à terme, plus de 3000 hommes provenant du Nigéria, du Niger, du Burkina Faso, du Togo, du Tchad ou encore du Sénégal. Elle sera soutenue par l’armée française, engagée depuis une semaine contre les djihadistes, dont elle a bloqué le 11 janvier l’offensive vers le sud du pays.

 

 

Soldats français au Mali (© : EMA)

 

 

Hier, le dispositif déployé dans le cadre de l’opération Serval mobilisait 2300 militaires, dont 1400 au Mali. Le sous-groupement tactique interarmes (SGTI) motorisé (doté notamment de chars Sagaie, de VAB et de VBL) ayant quitté Bamako mardi soir s’est installé à Markala afin d’y déployer un dispositif permettant d’interdire la progression des groupes terroristes vers la capitale malienne. De plus, l’Etat-major des Armées précisait hier soir que deux autres sous-groupements tactiques, toujours stationnés à Bamako, sont maintenant en mesure d’être déployé. La journée d’hier a, par ailleurs, été marquée par l’arrivée, en provenance de France à bord d’un avion de transport C-17 canadien, d’hélicoptères destiné au groupe aéromobile formé sur zone par l’armée de Terre.

 

C-17 canadien ayant acheminé des hélicoptères français (© : EMA)

 

 

S’ajoutant aux machines des forces spéciales, ce GAM aligne des hélicoptères de combat et de manœuvre. Ces moyens permettront de soutenir les troupes au sol et de lancer des raids contre les positions ennemies, en complément des frappes de l’aviation, qui se poursuivent. Concernant les moyens de l’armée de l’Air, justement, après le desserrage des deux Mirage F1CR basés à N’Djamena, ce sont trois des six  Mirage 2000D (auxquels s'ajoutent quatre Rafale) positionnés sur la base tchadienne qui ont rejoint l’aéroport de Bamako. Accompagné par un échelon de soutien, ils se trouvent ainsi à proximité immédiate de la zone d’opération.

Quant à la Marine nationale, elle continue de participer discrètement les opérations, avec notamment plusieurs avions de patrouille maritime Atlantique 2, très utiles pour les missions de renseignement et le guidage des frappes aériennes.

 

 

Ravitaillement en vol d'un Rafale intervenant au Mali (© : EMA)

 

Atlantique 2, ici, au Sénégal en 2012 (© : EMA)

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