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Les Rafale F2 de la marine française engagés en Afghanistan

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Les Rafale F2 de la marine française engagés en Afghanistan

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Depuis quelques jours, les trois Rafale Marine au standard F2 (assaut) du Charles de Gaulle opèrent au dessus du sol afghan, où l'aéronavale assure un soutien aérien aux troupes alliées engagées contre les talibans. Bien qu'embarqués depuis le début du mois de mars sur le porte-avions, ces nouveaux avions, qui remplaceront progressivement les Super Etendard Modernisés, n'étaient pas autorisés à apponter et décoller avec leur armement. Cette limitation provenait des contraintes en matière de sûreté nucléaire en vigueur sur le bâtiment. En dehors des missions air-air ou de ravitaillement que peuvent réaliser les Rafale, durant les 8 premiers jours d'opération Héraclès Air Indien, seuls les SEM ont pu voler avec des bombes en territoire hostile. Les Rafale F2 utilisant un système de largage validé sur le SEM, la restriction a finalement été levée vendredi dernier par le Délégué à la Sûreté Nucléaire et à la Radioprotection de la Défense(DSND). Les Rafale F2 de la marine, qui ont mené depuis leurs premiers vols au dessus de l'Afghanistan, n'opèrent cependant pas au maximum de leurs capacités. Ils n'embarquent, pour l'heure, que deux bombes guidées laser (GBU) de 250 kilos, contre six prévues à terme. Sur certaines images (voir diaporama), on peut voir un Rafale décoller avec quatre engins. Il s'agit en réalité de deux véritables bombes et de deux maquettes, ces dernières étant destinées à stabiliser la fixation en cas de largage prématuré. En dehors de leur autonomie plus importante, les Rafale F2, bien que limités dans leurs possibilités d'emport, offrent déjà un saut capacitaire appréciable par rapport au Super Etendard. Ce petit avion d'assaut n'emporte, en effet, qu'une ou deux bombes de 125 kilos. Il est, toutefois, validé pour pouvoir emporter une munition de 250 kilos, mais son poids limite alors l'autonomie de l'appareil.

Un mois d'opérations contre les talibans

Parti le 11 février de Toulon, le groupe aéronaval a mené plusieurs exercices avec les marines alliées. Ainsi, du 23 au 28 février, les bâtiments français se sont entraînés aux côtés des forces saoudiennes, qui avaient, pour l'occasion, déployé la frégate Al Riyad (dérivée des La Fayette) et le pétrolier ravitailleur Yambu. Après une escale à Djibouti, du 3 au 7 mars, le Charles de Gaulle et son escorte (Task Force 473) ont ensuite fait route vers le nord de l'océan Indien, où ils ont retrouvé l'un des deux porte-avions de l'US Navy déployés dans la région. Le 16 mars, le Charles de Gaulle étaient en vue du John C. Stennis et de son groupe, constitué du croiseur Antietam, des destroyers O'Kane et Preble, ainsi que du ravitailleur Bridge. « L'amiral Xavier Magne, commandant de la TF 473, accompagné de 15 officiers français de l'état major du groupe aéronaval embarqué à bord du Charles de Gaulle, ont rencontré leurs homologues américains à bord du John C. Stennis. Ils ont pu visiter le bâtiment et ont eu l'occasion de débattre sur l'interopérabilité entre les deux groupes aéronavals », précise la Marine nationale. La veille de cette visite, l'aviation embarquée avait débuté l'opération Héraclès Air Indien. Après un mois de lutte active contre le terrorisme, le groupe aéronaval français remettra progressivement le cap vers la métropole. Son retour à Toulon est prévu début juin.
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- Voir la fiche technique du Charles de Gaulle

- Voir la fiche technique du USS John C. Stennis

- Voir la fiche technique du croiseur USS Antietam

- Voir la fiche technique du destroyer Preble

- Voir la fiche technique du destroyer O'Kane

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