Histoire Navale
Les recherches de la Minerve reprennent sur de nouvelles bases

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Les recherches de la Minerve reprennent sur de nouvelles bases

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Après une première séquence de courte durée en février, la phase principale de la nouvelle campagne de recherche du sous-marin Minerve, disparu le 27 janvier 1968 au large de Toulon, a débuté hier. Jusqu’au 13 juillet, l’Antea, navire de l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD), met en œuvre un drone sous-marin Astérix de l’Ifremer chargé de rechercher des anomalies sur le fond marin, à environ 2300 mètres sous la surface de l’eau. Cela, dans une nouvelle zone de recherche située un peu plus au large. Elle a été établie ces derniers mois sur la base d’éléments complémentaires, la reprise des calculs de l’époque et l’analyse de l’ensemble par des équipes du CEA, du Shom et de la marine.

 

L'Antea (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)

L'Antea (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)

L'Antea (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)

L'Antea (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)

 

Détermination mais prudence

Pour mémoire, c’est en 2018 que Florence Parly, ministre des Armées, a accédé au vœu des familles des 52 marins disparus dans le naufrage de la Minerve de relancer les recherches. Une décision prise 50 ans après les faits en raison des évolutions technologiques, qui ont rendu de telles investigations plus efficaces, et de l’expérience de la perte du sous-marin San Juan, retrouvé en novembre dernier à 450 kilomètres de côtes argentines et 900 mètres de profondeur, un an après son naufrage. Le ministère et la Marine nationale estiment donc avoir de bonnes chances de retrouver des traces de la Minerve. Ils se disent « déterminés » mais demeurent « prudents » et « humbles » car, malgré les progrès techniques, les recherches par grande profondeur restent très difficiles et sans certitude. Le San Juan l’a d‘ailleurs démontré puisque les drones sont passés quatre fois au-dessus de ses débris avant de finalement les détecter au cinquième passage. Comme le San Juan, la coque du sous-marin français a implosé une fois sa profondeur maximale d’immersion atteinte, provoquant une dispersion plus ou moins importante de débris.

 

Le cas du San Juan (© DR)

Le cas du San Juan (© DR)

 

Dans le cas de la Minerve, il faut en plus composer avec le temps, qui a pu recouvrir une partie des vestiges. Et comme aucune trace du bâtiment français n’a été retrouvée à l’époque, se posait aussi la question de la pertinence de la zone de

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