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Les Russes ont un nouveau SNLE mais pas le missile qui va avec

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Les Russes ont un nouveau SNLE mais pas le missile qui va avec

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Le nouveau sous-marin nucléaire lanceur d'engins russe Yuri Dolgorukiy a terminé ses essais à la mer fin septembre. Construit par les chantiers Sevmash de Severodvinsk, ce bâtiment de 170 mètres affiche un déplacement de 17.000 tonnes en plongée. Doté pour son autodéfense de 4 tubes pour torpilles et missiles antinavire, il doit surtout mettre en oeuvre 12 missiles balistiques SS-NX-30 Bulava, destinés à assurer la relève des SS-N-18, SS-N-20 et SS-N-23 actuellement en service sur les SNLE du type Delta III et Delta IV. D'une longueur de 12 mètres pour un poids de 37 tonnes, le missile est conçu pour délivrer jusqu'à 10 têtes d'une puissance de 100 kilotonnes (ou 4 de 250 kilotonnes) avec une portée estimée de 8000 kilomètres.
Mais le nouveau missile intercontinental russe a bien du mal à voir le jour. Testé depuis le SNLE Dimitri Donskoy (type Typhon), le Bulava aurait déjà, sur un total de 12 tirs, rencontré 8 échecs. Un nouvel essai, prévu initialement début septembre et repoussé à plusieurs reprises, devrait avoir lieu cette semaine, a indiqué lundi l'état-major de la marine russe. Trois autres lancements sont d'ores et déjà programmés d'ici la fin de l'année. Autant dire que le SNLE Yuri Dolgorukiy, bien que désormais achevé, n'est pas prêt de rentrer dans le cycle opérationnel. Pour mémoire, sa mise sur cale date de 1996 !
En tout, Moscou prévoit de commander 8 SNLE du type Borei. Les deux premiers sisterships du Yuriy Dolgorukiy, les Aleksandr Nevskiy et Vladimir Monomakh, sont actuellement en construction.

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