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Les SNA du type Rubis continuent d'être modernisés

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Les SNA du type Rubis continuent d'être modernisés

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Si le programme des nouveaux sous-marins nucléaires d'attaque du type Barracuda est en cours sur le site DCNS de Cherbourg, où les deux premiers bâtiments sont en construction, leurs aînés continuent d'évoluer et bénéficient de différentes modernisations. Les six SNA du type Rubis, mis en service entre 1983 et 1993, doivent en effet naviguer plusieurs années encore, jusqu'à 15 pour le dernier. Car le Suffren, tête de série du programme Barracuda, ne sera livré qu'en 2017 à la Marine nationale, permettant le remplacement du Rubis, le dernier des six nouveaux SNA devant arriver en 2027.

SNA du type Rubis (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)
SNA du type Rubis (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Depuis la sortie du Rubis, il y a trente ans, les bâtiments de ce type ont considérablement évolué. D'abord, les quatre premiers SNA de la série (Rubis, 1983 - Saphir - 1984, Casabianca - 1987 et Emeraude - 1988) ont été mis à niveau des deux derniers (Améthyste - 1992 et Perle - 1993) entre 1990 et 1995, les travaux portant notamment sur l'électronique, la discrétion acoustique et l'hydrodynamisme de la coque, qui a adopté les lignes beaucoup plus arrondies et fluides apparues avec l'Améthyste. Mais cette refonte n'a pas été la seule évolution notable, loin s'en faut. « En fait, la modernisation est continue et nous profitons de tous les arrêts techniques pour apporter des améliorations. Par exemple, quand on voit les photos d'archives du CO (central opérations, ndlr) des Rubis, ça n'a plus rien à voir avec ce que nous connaissons aujourd'hui », explique le commandant d'un SNA.

Dans le PCNO d'un SNA  (© : MARINE NATIONALE)
Dans le PCNO d'un SNA (© : MARINE NATIONALE)

 SNA du type Rubis (© : MARINE NATIONALE)
SNA du type Rubis (© : MARINE NATIONALE)

Antennes de flanc et mât optronique

Les équipements analogiques d'origine ont, ainsi, fait place au numérique, les sous-marins recevant un nouveau système de combat il y a quelques années, dont les logiciels sont régulièrement mis à niveau. Aujourd'hui, dans les CO, les veilles consoles ont été remplacées par des écrans plats flambant neufs. Alors que de nouveaux senseurs ont fait leur apparition au fil des années, les Rubis ont bénéficié du retour d'expérience des nouveaux sous-marins nucléaires d'engins (SNLE) du type Le Triomphant. A ce titre, ils ont par exemple reçu un nouveau propulseur remplaçant l'hélice d'origine afin d'améliorer le rendement et la discrétion. En plus du sonar d'étrave et de l'antenne linéaire remorquée, les Rubis se voient aussi dotés progressivement d'antennes de flanc, qui offrent une détection panoramique et permettent à une meilleure sensibilité et une précision accrue. L'autre grande amélioration du moment porte sur l'installation d'un mât optronique fourni par Sagem. En plus des différents équipements déjà intégrés dans le massif (périscope de veille, périscope d'attaque, mât de guerre électronique, antennes radio, antenne satellite...), ce mât, non pénétrant, va renforcer les capacités des bâtiments pour la détection avancée de menaces aériennes ou de surface, la sécurité de la navigation ou encore les missions de renseignement. A cet effet, le nouveau mât dispose de différents capteurs, dont un imageur thermique et une caméra couleur haute définition.

 SNA  du type Rubis (© : MARINE NATIONALE)
SNA du type Rubis (© : MARINE NATIONALE)

Un taux de disponibilité très élevé

Alors que le Rubis fêtera en septembre le 33ème anniversaire de sa mise à flot à Cherbourg, les SNA de ce type présentent actuellement un taux de disponibilité de 80%, et même de 90% si l'on exclut les périodes d'arrêts programmés, ce qui est très élevé. Surtout si on le compare à celui d'il y a 10 ans, qui était tombé à 56% seulement en 2003. Depuis, l'ex-Direction des Constructions Navales, devenue DCNS, a changé de statut et a complètement, avec le Service de soutien de la flotte (SSF), remis à plat le maintien en condition opérationnelle (MCO) des SNA, comme d'ailleurs de tous les bâtiments de la marine. « Nous avons maintenant des contrats de MCO globaux et plus des lignes de travaux au cas par cas. Les nouveaux contrats concernent une flotte cohérente par types de bateaux, par exemple l'ensemble des SNA, et intègrent les rechanges et les infrastructures. De plus, ces contrats sont pluriannuels, soit 5 ans, ce qui nous permet de faire des travaux préventifs et nous donne une meilleure visibilité », explique Bernard Sans, directeur du site DCNS de Toulon, qui emploie au sein de la division Services du groupe naval quelques 2000 personnes. Les nouveaux marchés de MCO ont permis de redresser de manière remarquable le taux de disponibilité de la flotte, tout en baissant les prix. Car la visibilité donnée par ces contrats pluriannuels permet à l'industriel et à ses sous-traitants de proposer des offres nettement plus compétitives, tout en ayant la latitude de mener, en lien avec les marins, les interventions jugées nécessaires avant qu'un éventuel problème ne dégénère en avarie.

SNA du type Rubis (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)
SNA du type Rubis (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Un pôle de MCO spécialisé à Missiessy

A Toulon, DCNS assure l'entretien et la réparation d'une trentaine de bâtiments de surface : le porte-avions Charles de Gaulle, les bâtiments de projection et de commandement Mistral, Tonnerre et Dixmude, le transport de chalands de débarquement Siroco, les quatre frégates de défense aérienne des types Cassard et Horizon (Forbin), trois frégates anti-sous-marines du type Georges Leygues, les cinq frégates furtives du type La Fayette, quatre avisos et trois chasseurs de mines. Au sein des 170 hectares de la base navale, le MCO de ces bâtiments est effectué dans deux zones : les bassins Vauban pour les grandes unités et l'îlot Castignau pout les navires de faible et moyen tonnage. Quant aux six SNA du type Rubis, ils sont entretenus dans les trois bassins de Missiessy, ou un pôle spécialisé a été développé. « Entre 300 et 400 personnes travaillent sur la MCO des sous-marins. Nous avons des équipes de programmes dédiées, des ateliers spécifiques pour les parties mécaniques, comme l'entretien des mâts, des périscopes et des antennes de transmission ; des ateliers nucléaires travaillant au profit des SNA mais aussi du Charles de Gaulle, et des moyens lourds », précise Jean-Luc Hamon, responsable du MCO des sous-marins à Toulon. Le site est également doté d'un bâtiment abritant une piscine, où sont stockés les éléments combustible des chaufferies nucléaires.

La base navale de Toulon  (© : GOOGLE)
La base navale de Toulon (© : GOOGLE)

La zone Missiessy  (© : GOOGLE)
La zone Missiessy (© : GOOGLE)

SNA en arrêt technique  (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)
SNA en arrêt technique (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

SNA en arrêt technique  (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)
SNA en arrêt technique (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

IPER : Les bâtiments sont « vidés » tous les 10 ans

Dans l'un des bassins, un SNA est en cale sèche. Il subit une Indisponibilité Périodique pour Entretien et Réparations (IPER), grand carénage d'une durée de 16 à 18 mois qui intervient tous les 10 ans. Durant cette intervention technique majeure, le sous-marin est littéralement vidé de son contenu. Tous les équipements sont débarqués et visités dans les ateliers ou chez les constructeurs, alors que la coque fait l'objet d'un contrôle complet. Dans le même temps, le sous-marin va connaître deux opérations de modernisation et quelques 200 modifications. « Il faut se rappeler que ces bâtiments ont été conçus dans les années 70. Ils sont mis à niveau en permanence, l'une des difficultés étant de traiter les obsolescences sur certains équipements un peu anciens ». Alors que les plaques en composite recouvrant la coque épaisse sont posées à fond de cale et que des échafaudages sur mesure et autres structures épousent la forme cylindrique du bateau, caché sous tout cet attirail, une imposante structure surmonte le SNA. Cet équipement mobile vient, en fait, se positionner au dessus de la chaufferie nucléaire pour les opérations de déchargement des éléments combustible usagés et de chargement des éléments combustible neufs, qui interviennent à chaque IPER. Les éléments, radioactifs, demeurent toujours confinés entre la piscine située dans le bâtiment voisin et la chaufferie du sous-marin. L'intérieur de la structure mobile est, d'ailleurs, dans une situation de dépression de manière à ce qu'en cas d'incident, la contamination ne s'échappe pas.

 IPER de SNA à Missiessy (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)
IPER de SNA à Missiessy (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 IPER de SNA à Missiessy (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)
IPER de SNA à Missiessy (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le nucléaire assure le niveau d'entretien

Bien que les SNA vieillissent, leur taux de disponibilité atteint des sommets, alors que la durée entre deux arrêts techniques a été significativement augmentée. Ainsi, entre deux IPER, il s'écoule désormais 120 mois, contre 100 mois en 2001, 72 mois en 1992 et seulement 60 mois dans les années 80, alors que les bâtiments étaient pourtant flambants neufs ! Cet espacement du cycle des grandes maintenances est lié à la profonde réorganisation du MCO et au fait que les équipages, comme les équipes de DCNS, sont aux petits soins pour ces sous-marins, qu'ils connaissent parfaitement. « La force de DCNS est de concevoir, de construire et d'entretenir les bâtiments, ce que nous faisons depuis longtemps en France, et désormais à l'international pour les programmes export, comme c'est le cas pour les Scorpène en Malaisie et à l'avenir pour les sous-marins construits au Brésil. Il ne suffit en effet pas de développer et réaliser un produit, il faut ensuite pouvoir arriver à l'entretenir et le maintenir au meilleur niveau pendant 35 ans. Sur les SNA, ce challenge est d'autant plus sensible que les exigences en termes de sûreté nucléaire sont très fortes et se sont même renforcées ces dernières années », souligne Bernard Sans. En raison de la sensibilité de leur propulsion, les Rubis sont donc assurés de bénéficier des meilleurs soins, même en période de disette budgétaire. Car avec le nucléaire, il est exclu de vouloir rogner sur certains travaux pour gagner un peu d'argent. A Toulon et en mer, l'attention est donc permanente. En plus des IPER, tous les quatre mois, au retour de leur mission, les SNA subissent cinq semaines de travaux correctifs et préventifs (Indisponibilité pour Entretien - IE). En parallèle, tous les 3 ans et demi, ils passent en cale sèche durant six mois pour des interventions liées à la sécurité plongée, durant lesquelles sont notamment vérifiées la coque et les réseaux de tuyauterie (Indisponibilité pour Entretien Plongée - IEP).

 SNA en arrêt technique  (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)
SNA en arrêt technique (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Durée de vue portée de 25 à 35 ans

Les Rubis demeurent ainsi parfaitement entretenus, ce qui constitue le gage du maintien de leurs capacités opérationnelles, et même de leur développement grâce aux modernisations et au traitement des obsolescences. C'est aussi le gage de leur longévité. Car, initialement, ces SNA, dont 8 exemplaires devaient être construits à l'origine (les Turquoise et Diamant ont été abandonnés pour cause de restrictions budgétaires), étaient prévus pour rester en service seulement 25 ans, soit un désarmement en 2008 pour le Rubis. Toutefois, compte tenu du retard pris par le programme Barracuda, il est vite apparu, au début des années 2000, que le calendrier ne pourrait être tenu et que la première génération de SNA devrait probablement jouer les prolongations sur une décennie supplémentaire. Les études menées à cette occasion ont démontré que ces bâtiments, bien construits et parfaitement entretenus, pouvaient structurellement voir leur durée de vie portée à 35 ans. Quant à leurs capacités opérationnelles, la plupart des grandes évolutions technologiques en termes d'informatique et de senseurs peuvent être intégrées via les programmes de modernisation. Certes, les Barracuda auront des capacités nettement supérieures, liées notamment à leur gabarit plus important (99 mètres pour 5300 tonnes en plongée) mais les Rubis pourront remplir les missions qui leur sont assignées jusqu'à leur remplacement. C'est le pari de la Marine nationale et de DCNS, qui se sont laissé par rapport au planning initial une petite marge de manoeuvre d'un à deux ans par sous-marin, au cas où les premiers Barracuda seraient en retard.

SNA du type Rubis  (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)
SNA du type Rubis (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Les plus petits SNA du monde

Longs de 73.6 mètres et affichant un déplacement de 2670 tonnes en plongée, les Rubis sont les plus petits sous-marins nucléaires d'attaque du monde. « Une véritable prouesse technique de nos ingénieurs », rappelle le pacha de l'un des SNA. Loger autant d'équipements et une chaufferie nucléaire dans un espace aussi réduit a, en effet, constitué un beau tour de force, d'autant que dans les années 70 (le Rubis, qui s'appelait alors Provence, a été mis sur cale en décembre 1976), la miniaturisation n'était pas ce qu'elle est aujourd'hui. Dans les faits, la petite taille des SNA français peut constituer un atout tactique. Mais elle ne facilite pas forcément la maintenance, certains équipements étant plus difficilement accessible compte tenu de la densité à bord : « On avait la manie à l'époque de penser que plus petit signifiait moins cher. Du coup, il a fallu tout rentrer au chausse-pied ! » se rappelle un ancien.

SNA du type Rubis avec forme de coque d'origine (© : DCNS)
SNA du type Rubis avec forme de coque d'origine (© : DCNS)

SNA du type Rubis avec coque Améthyste (© : DCNS)
SNA du type Rubis avec coque Améthyste (© : DCNS)

A l'intérieur des bateaux, dont le diamètre est d'environ 7 mètres, la place est en effet extrêmement réduite. La coque est divisée en quatre tranches : En partant de la poupe, les tranches Alpha et Bravo pour la partie propulsion, avec les auxiliaires, le moteur diesel de secours, la production d'oxygène et l'élimination des polluants, des compresseurs d'air, de l'huile sous pression ; puis le compartiment de la chaufferie. Celle-ci produit de la vapeur qui fait tourner des turbines couplées à quatre alternateurs produisant de l'électricité pour les deux moteurs de propulsion et pour alimenter les équipements du bord. Sur la moitié avant, on trouve d'abord la tranche Charly, qui regroupe les locaux vie, où la promiscuité est de rigueur (seul le pacha dispose de sa propre chambre), ainsi que le Poste central navigation opération (PCNO).

Dans le PCNO d'un SNA  (© : MARINE NATIONALE)
Dans le PCNO d'un SNA (© : MARINE NATIONALE)

Dans le PCNO d'un SNA  (© : MARINE NATIONALE)
Dans le PCNO d'un SNA (© : MARINE NATIONALE)

Dans le PCNO d'un SNA  (© : MARINE NATIONALE)
Dans le PCNO d'un SNA (© : MARINE NATIONALE)

Dans ce local surchargé d'équipements, véritable cerveau du bâtiment, se trouve le (ou les) barreur(s), les opérateurs en charge de la partie sécurité/plongée et des senseurs, ainsi que le fauteuil du commandant, installé près du périscope d'attaque et du périscope de veille, qui pénètrent dans la coque depuis le massif, situé juste au dessus. Enfin, la tranche Delta, à l'avant, est centrée autour de la mise en oeuvre des armes. Chaque SNA peut embarquer 14 torpilles lourdes F17 Mod2 et missiles antinavire SM39 Exocet lancées depuis quatre tubes de 533mm dotés d'un refouloir, qui expulse l'arme à l'extérieur avant que sa propulsion s'active. On notera qu'à partir de 2015, la F17 Mod2 sera remplacée par la F21. D'une longueur de 6 mètres pour un diamètre de 533 mm et un poids de 1.5 tonne, la nouvelle torpille lourde affichera des performances nettement supérieures à celles de son aînée. Capable de plonger au-delà de 500 mètres, elle dépassera 50 noeuds et pourra atteindre une cible à une cinquantaine de kilomètres.

Les armes sont chargées par une ouverture donnant sur le local torpilles  (© : DR)
Les armes sont chargées par une ouverture donnant sur le local torpilles (© : DR)

Des bâtiments très précieux

Dans le monde, seuls les Etats-Unis, la Russie, la France et le Royaume-Uni maîtrisent parfaitement la conception, la construction et la mise en oeuvre de sous-marins nucléaires d'attaque. L'Inde vient de recevoir un SNA, l'ex-Nerpa russe, mais il ne s'agit pas d'un bâtiment réalisé localement. Quant à la Chine, elle aligne bien des bâtiments de ce type, mais ils ne sont très probablement pas au niveau technologique (sans parler de l'expérience en opérations) de ceux des quatre grandes puissances navales. La propulsion nucléaire permet aux sous-marins d'attaque de disposer d'une autonomie seulement limitée par la résistance des hommes et les stocks de vivres. De plus, contrairement aux bâtiments diesels, ils n'ont pas besoin de remonter à petite profondeur ou en surface - et donc de se mettre en position de vulnérabilité - pour faire fonctionner leurs moteurs diesels (qui nécessitent l'aspiration d'air extérieur pour permettre la combustion) afin de recharger les batteries alimentant les moteurs. Quant aux nouveaux systèmes de propulsion anaérobie, même s'ils augmentent l'autonomie en plongée des sous-marins classiques, le nucléaire offre encore - et sans doute pour longtemps - des capacités sans commune mesure.

Sous-marin en immersion périscopique  (© : MARINE NATIONALE)
Sous-marin en immersion périscopique (© : MARINE NATIONALE)

Libérés des contraintes de ravitaillement en combustible et de rechargement de batterie, les SNA peuvent rester des semaines sous l'eau sans avoir besoin de faire surface. Si besoin, ils sont de plus à même de naviguer à grande vitesse sans limite de temps. Cette capacité à durer sur une zone d'opération en toute discrétion constitue un atout tactique majeur. Très polyvalents, ces bâtiments peuvent servir à couvrir les SNLE et le groupe aéronaval, à surveiller et protéger les approches maritimes, à interdire le franchissement d'un détroit ou la sortie d'un port, à attaquer les lignes de communication et les bâtiments adverses, ainsi qu'à effectuer des missions de renseignement et participer à des opérations spéciales via l'embarquement de commandos. Engagés dans de nombreuses opérations, de l'ex-Yougoslavie à la Libye, où ils ont prouvé leur grande utilité, les six SNA français, armés en alternance par deux équipages de 70 hommes, constituent enfin le vivier humain au sein duquel la marine puise les effectifs nécessaires à la mise en oeuvre de ses quatre SNLE, qui comptent aussi deux équipages, mais plus nombreux, soit 110 marins.

 SNA au sein du groupe aéronaval (© : MARINE NATIONALE)
SNA au sein du groupe aéronaval (© : MARINE NATIONALE)

Marine nationale Naval Group (ex-DCNS)