Marine Marchande
Les syndicats du remorquage s’inquiètent du futur règlement portuaire européen

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Les syndicats du remorquage s’inquiètent du futur règlement portuaire européen

Marine Marchande

Le règlement européen sur les services portuaires est actuellement en examen devant la commission des transports du Parlement européen. Proposé il y a déjà plusieurs années par la Commission européenne, il a fait l’objet de nombreux débats, notamment sur la question de la libéralisation de certains services portuaires.

Les pilotes, après une bataille de longue haleine, ont obtenu l’exclusion de leur service du champ d’application du projet de règlement au titre de leur mission de service public. Ce qui signifie, concrètement, que le pilotage ne peut être soumis à concurrence.

Une exception dont les remorqueurs aimeraient, eux aussi, bénéficier. « Le pilotage, le remorquage et le lamanage sont des acteurs indissociables pour la sécurité portuaire », écrit ainsi la CFE CGC à Knut Fleckenstein, rapporteur du projet au Parlement européen. « En effet, ils sont les premiers à intervenir et à connaître l’environnement portuaire des plans d’eau. Ils sont techniquement indispensables et complémentaires pour intervenir et mettre les navires en sécurité en cas d’avaries, d’incendies ou de pollution (…) En conséquence, pourquoi n’appliquez-vous pas la même reconnaissance à tous les secteurs concernés ? », s’interroge le syndicat.

« Ce projet de règlement ne concerne finalement plus qu’une minorité des acteurs portuaires en laissant de côté la manutention du fret, les navires à passagers, le dragage et le pilotage. En quoi les motifs d’exclusion de ces services portuaires ne seraient-ils pas applicable au secteur stratégique du remorquage ? », poursuit la CFE-CGC.

La CGT, de son côté, s’est inquiétée de la situation dans une lettre au Président de la République. « Le remorquage portuaire est un maillon essentiel de la sécurité, nous voulons défendre et protéger une profession qui forte de ses compétences garantit la sureté de nos ports et de notre littoral. Nous ne pouvons accepter un changement qui ouvrira le champ au dumping social, aux pavillons de complaisance qui dépendent d’états dont la réputation en matière de transparence financière est plus que douteuse ».

Le projet de règlement pourrait aboutir à la fin de l’année.

 

 

 

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