Histoire Navale
L'escorteur d'escadre Maillé-Brézé prépare sa descente de la Loire

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L'escorteur d'escadre Maillé-Brézé prépare sa descente de la Loire

Histoire Navale

Désarmé en 1988 et transformé, la même année, en musée à flot à Nantes, l'escorteur d'escadre Maillé-Brézé doit, début octobre, descendre la Loire pour se rendre à Saint-Nazaire. Comme tous les dix ans environ, le navire, classé monument historique et propriété de l'association Nantes Marine Traditions, doit subir un carénage. Le dernier avait eu lieu en septembre 1997. Pour cela, la coque, désarmée, est prise en remorque et acheminée jusqu'aux bassins de Saint-Nazaire, soit un trajet de 50 kilomètres à travers le fleuve et son embouchure. Les travaux, d'une durée de trois semaines, porteront essentiellement sur le nettoyage de la coque, le coût du chantier étant évalué à moins de 100.000 euros (pris en charge par l'Etat et les collectivités locales).
Selon les prévisions du port de Nantes, le Maillé-Brézé doit appareiller le 5 octobre. Mais son départ de Nantes pourrait être retardé en raison de la présence, à Saint-Nazaire, du cargo Aspet. Ce navire, immobilisé depuis le mois de juillet suite à une voie d'eau, est en attente de réparation dans la forme 3, là où doit précisément entrer l'ancien escorteur d'escadre de la Marine nationale. Or, pour le moment, l'armateur de l'Aspet n'a pas lancé les réparations et, sur demande de l'équipage qui réclame des arriérés de salaires et son rapatriement, le cargo fait l'objet d'une saisie conservatoire. Autant dire que, sur les bords du bassin de Penhoët, on se demande bien quand le navire repartira ou, plus simplement, ce qu'il va devenir. Pour le moment, les brèches présentes sur sa coque interdisent, en tous cas, toute remise à flot.
En dehors de la forme 3, la forme 2 pourrait, éventuellement, être utilisée pour accueillir le Maillé-Brézé. Mais celle-ci est bien plus large ce qui nécessiterait, compte tenu du profil en lame de couteau du vieux bateau, de l'accorer, c'est-à-dire de positionner des rondins de chêne pour le maintenir en équilibre. Cette solution ne semble, apparemment, pas évidente ou, du moins, pourrait générer un surcoût. Quant à la forme 2, elle devrait être occupée au mois d'octobre par l'arrêt technique d'un autre navire.