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L’État autorise les parcs éoliens de Yeu-Noirmoutier et Dieppe-Le Tréport

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L’État autorise les parcs éoliens de Yeu-Noirmoutier et Dieppe-Le Tréport

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Deux arrêtés datant du 12 octobre concernant l’autorisation d’exploitation des parcs éoliens de Yeu-Noirmoutier et Dieppe-Le Tréport ont été publiés hier au Journal Officiel. Ils ont tous les deux été pris par le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy. Les sociétés Eoliennes en Mer Iles d'Yeu et de Noirmoutier (EMYN) et Eoliennes en Mer de Dieppe-Le Tréport (EMDT), sont autorisées à exploiter chacune un parc de 496 MW de puissance. Pour mémoire, ces deux projets éoliens offshore font partie de l’appel d’offres de 2013. Les arrêtés du 12 octobre indiquent que : « Cette autorisation cesse, de droit, de produire effet si l'installation visée au présent arrêté n'est pas mise en service dans son intégralité le 1er juillet 2024 ». Le calendrier prévoit donc une mise en service totale à l’horizon de l’été 2024 pour les deux champs éoliens.

Les deux sociétés en charge des projets sont constituées de la même manière, avec Engie (47%), EDP renewables (43%) et le groupe Caisse des Dépôts (10%). Les deux parcs seront équipés du même type d’éolienne, le modèle D8 de Siemens Gamesa produisant 8 MW et des mêmes fondations de type jacket. Il y aura 62 machines par champ pour une puissance totale de 496 MW. Elles seront respectivement situées à un minimum de 11.7 km de l’île Yeu et 16.5 km pour Noirmoutier et au plus proche à 17 km de Dieppe et 15.5 km du Tréport. Pour le premier parc, une base de maintenance sera à Port-Joinville et une seconde à l’Herbaudière. Quant au second, le pôle de maintenance se trouvera à Dieppe alors que le centre de contrôle et d’expertise sera situé au Tréport.

Pour la France, ces deux projets d’éoliennes offshore posées s’ajoutent au quatre d’un premier appel d’offres: Fécamp, Courseulles-sur-Mer, Saint-Brieuc et Saint-Nazaire. Ils ont tous fait l’objet d’importantes oppositions avec de longs recours en justice. Les habitants du littoral et les pêcheurs s’inquiètent de leur impact sur l’environnement local. Dans le même temps, plusieurs industriels se mobilisent depuis plusieurs années pour développer une filière de construction d’éoliennes en France. Les retards pris par l’Hexagone dans l’établissement des parcs par rapport à d’autres pays européens comme l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Danemark ou encore les Pays-Bas ont pour l’instant lourdement pesé sur ce secteur industriel naissant. Avec un horizon qui semble se dégager, il devrait pouvoir enfin prendre forme. On notera d’ailleurs que le 18 octobre dernier, Siemens Gamesa Renewable Energy et le Grand Port Maritime du Havre ont signé un accord pour le développement du projet de construction de deux usines. Elles doivent voir le jour sur le quai Johannès Couvert du port normand. Les 124 turbines pour Yeu-Noirmoutier et Dieppe-Le Tréport doivent y être fabriquées.

 

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