Histoire Navale
L'Etat ne vendra pas l'Hôtel de la Marine

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L'Etat ne vendra pas l'Hôtel de la Marine

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L'action des défenseurs de l'Hôtel de la Marine, inquiets du devenir du site après le départ de l'Etat-major vers Balard, a semble-t-il porté ses fruits. « Il ne pas question que l'Etat vende (ou) aliène l'Hôtel de la Marine », a assuré hier Nicolas Sarkozy, lors de ses voeux au monde de l'éducation et de la culture. Le président de la République semble avoir été étonné par la mobilisation autour de ce dossier. « Vous n'imaginez pas le nombre de coups de téléphone, de lettres enflammées que je reçois sur le sujet de l'Hôtel de la Marine », a-t-il confessé à l'assistance, réunie au Grand Palais, à Paris. Pour apaiser la polémique, Nicolas Sarkozy a annoncé la création, sous l'Egide du ministère de la Culture, d'une « commission composée de gens indépendants pour voir quelle est la meilleure utilisation de l'Hôtel de la Marine ».
Devant initialement être clos le 17 janvier, l'appel à projets concernant le bâtiment, situé place de la Concorde et classé aux monuments historiques, a été repoussé de plusieurs semaines. L'objectif de cet appel à projets est de déterminer quel pourra être l'utilisation de l'édifice, construit sur les plans de Jacques-Ange Gabriel de 1757 à 1774 et dans lequel le haut commandement de la Marine nationale est installé depuis 1789. A l'horizon 2014, l'Etat-major déménagera en effet sur le nouveau site de Balard, dans le 15ème arrondissement de Paris. Ce « Pentagone à la française », surnommé « Balardgone » par les militaires, regroupera les composantes parisiennes du ministère de la Défense.
Depuis l'annonce de ce déménagement, plusieurs projets ont été évoqués, certains suscitant des inquiétudes et même des protestations parmi les défenseurs de l'Hôtel de la Marine. C'est, notamment, le cas du projet prévoyant sa transformation en une sorte de « Villa Médicis » pour artistes, avec une partie transformée en hôtel de luxe.
Les amis de l'Hôtel de la Marine, une association constituée pour demander à l'Etat de préserver le bâtiment s'y oppose et a fait circuler une pétition, qui a rencontré un fort succès. De nombreuses personnalités l'ont signée, dont Valéry Giscard d'Estaing. «J'ai signé pour que l'État garde ce monument. Si on peut comprendre que l'État soit conduit à se défaire de bâtiments dont l'entretien constitue de trop lourdes charges, il doit auparavant prendre en compte l'intérêt patrimonial », a indiqué l'ancien président de la République.

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