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L'Etat va commander un BPC, des engins de débarquement et des navires d'instruction

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L'Etat va commander un BPC, des engins de débarquement et des navires d'instruction

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Dans le cadre du plan de relance de l'économie annoncé par Nicolas Sarkozy, le ministère de la Défense a été autorisé à injecter, en urgence, 2.25 milliards d'euros afin de soutenir les entreprises du secteur. Sur cette enveloppe, 1.4 milliard d'euros sera directement consacré à l'équipement des forces, dont environ un tiers pour la marine. Hier, au ministère, on confirmait la commande, « rapidement », d'un troisième bâtiment de projection et de commandement (BPC), destiné à remplacer le transport de chalands de débarquement (TCD) Foudre, mis en service en 1990. Le nouveau BPC sera, sans nul doute, réalisé à Saint-Nazaire, aux chantiers STX, ce qui permettra de combler le creux de charge prévu en 2010 suite à l'annulation de la commande d'un paquebot. DCNS devrait, de son côté, une fois la coque achevée, assurer l'intégration du système de combat et des armes. Le coût de ce navire est estimé à 400 millions d'euros.

Chalands de débarquement avec le BPC Tonnerre (© : MARINE NATIONALE)
Chalands de débarquement avec le BPC Tonnerre (© : MARINE NATIONALE)

Outre ce BPC, le ministère de la Défense va passer commande, en 2009, de nouveaux engins de débarquement destinés à remplacer la batellerie des BPC et TCD. Plusieurs chantiers français sont en lice pour ce contrat, qui pourrait porter sur une dizaine d'unités. Les Constructions Navales et Industrielles de la Méditerranée (CNIM) semblent très bien placées avec leur concept de catamaran de débarquement (L-CAT), répondant aux spécifications formulées en 2003 par la Délégation Générale pour l'Armement (transport de 100 tonnes de fret à 20 noeuds notamment). L'acquisition de L-CAT par la marine permettrait, en outre, de donner un coup de pouce aux chantiers Gamelin, dont le site de La Rochelle a réalisé le prototype. L'entreprise rencontre en effet, actuellement, des difficultés financières liées aux investissements consentis sur de nouveaux concepts, dont le L-CAT.

Bâtiment d'instruction à la manoeuvre (© : MARINE NATIONALE)
Bâtiment d'instruction à la manoeuvre (© : MARINE NATIONALE)

Enfin, le plan de relance prévoit la réalisation de « petits bâtiments destinés aux manoeuvres portuaires, au soutien des navires en service et à la formation des équipages ». Alors que la question du renouvellement des 8 bateaux écoles (BE) de la marine se pose, ces nouveaux navires pourraient dans un premier temps succéder aux vénérables bâtiments d'instruction à la manoeuvre (BIM) de l'Ecole navale, les Chimère et Fardadet. Conçus pour avoir « l'inertie d'un escorteur d'escadre », pour reprendre les propos d'un marin, ces bâtiments de 30 mètres ont été livrés par les chantiers SCIMA de Bayonne en 1970 et 1971.
Outre les équipements navals, on notera aussi que, dans le secteur aéronautique, l'enveloppe issue du plan de relance permettra l'achat de rechanges et de munitions aéroportées. Parmi les acquisitions anticipées relevant de ce secteur, on peut citer des hélicoptères Caracal, l'accélération de la production de deux avions Rafale ou l'achat de stations de réception du satellite de télécommunication Syracuse.
Dans le domaine terrestre, le ministère de la Défense va notamment faire accélérer la production des véhicules blindés du type VBCI et des petits véhicules protégés (PVP). Au cours d'une visite à l'usine Panhard de Marolles-en-Hurepoix, dans l'Essonne, Hervé Morin devrait d'ailleurs, aujourd'hui, détailler les mesures du plan de relance pour l'industrie militaire.

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