Construction Navale
L'Europe ouvre une enquête approfondie sur la fusion Daewoo-Hyundai

Actualité

L'Europe ouvre une enquête approfondie sur la fusion Daewoo-Hyundai

Construction Navale

La Commission européenne a annoncé mardi 17 décembre, l’ouverture d'une enquête approfondie sur le projet de rachat du coréen Daewoo Shipbuilding & Marine Engineering (DSME) par un autre groupe de construction navale coréen, Hyundai Heavy Industries (HHI). Elle explique craindre « que la concentration ne réduise la concurrence sur plusieurs marchés mondiaux de la construction de navires de charge ».

L'opération entre les deux géants de la construction navale portant sur une valeur de près de 1.8 milliard de dollars a été notifiée à la Commission le 12 novembre. En effet, cette dernière doit veiller au respect des règles de la concurrence dans l’intérêt des consommateurs européens. Elle a notamment pour mission « d'apprécier les fusions et les acquisitions qui lui ont été renvoyées par les États membres de l'UE et d'empêcher les concentrations qui entraveraient de manière significative l'exercice d'une concurrence effective dans l'Espace Economique Européen ou une partie substantielle de celui-ci », rappelle-t-elle.

Une fois notifiée elle a donc mené une enquête préliminaire au terme de laquelle elle pouvait soit autoriser cette opération, soit ouvrir une enquête approfondie. Ses craintes n’ont pas été levées et elle a donc décidé d’engager une enquête approfondie dont les résultats sont attendus, au plus tard, le 7 mai 2020.

Pourquoi ne pas avoir validé l’opération ? Parce qu’elle redoute que l'opération réduise « de manière significative la concurrence sur le marché de la construction de navires de charge, ce qui pourrait avoir pour conséquences une hausse des prix, une réduction du choix et une incitation moindre à innover ». Rappelant l’importance des échanges par voie maritime pour l’Union européenne, elle s’inquiète notamment de « la disparition de DSME en tant que force concurrentielle importante sur les marchés suivants : les grands porte-conteneurs, les pétroliers, les transporteurs de gaz naturel liquéfié (GNL) et les transporteurs de gaz de pétrole liquéfié (GPL) ».

L'ouverture d'une enquête approfondie de la Commission ne préjuge pas de l'issue de ce dossier. S'il devait être négatif, la transaction ne pourrait cependant avoir lieu en l'état. 

Quatre autres enquêtes approfondies sont en cours, dont l’une porte sur le projet de rachat de Chantiers de l'Atlantique par Fincantieri.